A plusieurs de MM. les journalistes franais, soit que leur couleur ou leur opinion paraisse contraire, favorable ou neutre sur celle que j'ai sincrement et constamment professe depuis la convocation des notables de la France sous le roi martyr, et depuis le rapport fait en dcembre 1788 au conseil et en prsence de S. M. trs-chrtienne, par un tranger, rpublicain, banquier, protestant et semi-philosophe qui, rempli d'excellentes intentions malheureusement gtes par de singulires ignorances, maladresses et prsomptions, se glorifiait de la minorit des notables, et se riait de la majorit des princes et des pairs, de celle de la magistrature et du clerg, des tats provinciaux, des corps de noblesse et de bourgeoisie qui purent s'assembler et dlibrer ; en un mot, de tout ce qui pouvait et devait clairer ou former en France une sage et vritable reprsentation nationale, rgulirement convoque et constitue suivant les expressions et le voeu du parlement de Paris et de toutes les cours souveraines de l'empire des Lys