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Rose Vincent
Rose Vincent vers 1985.
Biographie
Naissance
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Sainte-Croix-en-BresseVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
ClamartVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marie Rose TreffotVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
françaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Journaliste, résistante, écrivaineVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Jean-Daniel JurgensenVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Philippe JurgensenVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
ElleVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Liste détaillée
Prix Auguste-Furtado ()
Prix Jules-Favre ()
Prix Émile-Guillaumin ()
Membre non résidant de l'Académie de Nîmes
Chevalier de la Légion d'honneur?Voir et modifier les données sur Wikidata

Rose Vincent (née Marie Rose Treffot-Jurgensen à Sainte-Croix le et morte à Clamart le ) est une journaliste et écrivaine française.

Originaire de la Bresse Louhanaise, Rose Vincent a suivi une trajectoire originale, adaptée aux riches événements de son siècle et de son environnement. D'abord enseignante, puis résistante, elle devient journaliste et écrivaine après la Seconde Guerre mondiale. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages aussi bien dans son domaine de prédilection: l'éducation des enfants, que sur l'Inde, où elle a vécu 4 ans, et de romans, qui ont reçu plusieurs prix.

Biographie

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Fille d'instituteurs de la région de Louhans, où elle a passé son enfance, Marie Rose Treffot est lauréate du concours général en mathématiques (1934), Normalienne (Sèvres, 1937), et lauréate de l'agrégation féminine de mathématiques (1940-41).

En 1939, elle épouse Jean-Daniel Jurgensen.

Elle enseigne à Dreux et Chartres (1940-43), tout en s'engageant dans la Résistance, au sein du réseau « Défense de la France ». Elle entre dans la clandestinité à partir de 1943, et collabore notamment aux Cahiers de Défense de la France.

Après la Libération, elle travaille au quotidien France-Soir, issu du journal clandestin « Défense de la France », et à la création du magazine France et Monde. En 1951, elle rejoint la rédaction de l'hebdomadaire féminin Elle où elle anime la rubrique « Parents-enfants » jusqu'en 1973. Parallèlement, elle devient rédactrice en chef de Votre Enfant (1954-1958) et de Femina Pratique (1957).

En 1958, Rose Vincent fonde le mensuel Femme Pratique, dont elle sera la directrice et la rédactrice en chef jusqu'en 1972. Elle publie plusieurs ouvrages sur l'éducation des enfants. Sans être une féministe militante, elle promeut la cause de l'émancipation des femmes.

Elle séjourne ensuite en Inde (1972-1976) et aux Pays-Bas (1979-1982) avec son mari, Ambassadeur de France, et entame une carrière d'écrivain.

En 1976, elle participe au lancement du quotidien J'informe fondé par Joseph Fontanet.

Après son retour en France, elle publie plusieurs ouvrages historiques et romanesques, qui lui vaudront de nombreux prix.

Dans les dernières années de sa vie, elle séjourne essentiellement à Uzès (Gard), pays d'adoption où elle se consacre à l'écriture de ses derniers ouvrages et à la restauration du Mas de Mayac (ISMH).

  1. ? « Nouvelles de confrères ? Association des Lauréats du Concours Général », sur Association des Lauréats du Concours Général (consulté le ).
  2. ? Jean Auba, "L'Archicube", N° spécial 11bis, février 2012. p. 119-121.
  3. ? Philippe Viannay (préf. Claire Paulhan), Du bon usage de la France : résistance, journalisme, Glénans, Paris, Ramsay, coll. « Pour mémoire », , 441 p. (ISBN 978-2-859-56689-0, OCLC 416675574), p. 49, 98.
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