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Pierre Sergescu
Biographie
Naissance

Drobeta-Turnu SeverinVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 61 ans)
5 arrondissement de Paris
Sépulture
Cimetière des Champeaux de MontmorencyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
apatride (à partir de )
roumaineVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Université de Bucarest (-)
Faculté des sciences de Paris (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Mathématicien, historien des sciences, historienVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Marya KasterskaVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Université technique de génie civil de Bucarest (-)
Université Politehnica Timi?oara (-)
Université Babe?-Bolyai (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Société mathématique de France ()
Académie roumaine ()
Académie internationale d'histoire des sciencesVoir et modifier les données sur Wikidata
Conflit
Première Guerre mondialeVoir et modifier les données sur Wikidata
Maître
Gheorghe ?i?eicaVoir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse
Trajan LalescoVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur? ()
Commandeur de l'ordre Polonia Restituta ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Petre Sergescu, en France connu sous Pierre Sergesco, né le à Drobeta-Turnu Severin en Roumanie et mort le à Paris 5, est un mathématicien et historien de l'art roumain, membre correspondant de l'Académie roumaine.

Biographie

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Né en , Pierre est l'aîné de sa fratrie, il a une s?ur et un frère. Il perd un ?il lorsqu'il est jeune dans une bataille de boules de neige. Il effectue ses études primaires et secondaires dans sa ville natale et intègre le Collège National Trajan, réputé pour son excellence. Sergescu se trouve être très doué en mathématiques, philosophie et musique et obtient deux baccalauréats, un en sciences et un autre en latin.

En 1912, il gagne une compétition de mathématiques organisée par la Gazette Mathématique (Gazeta Matematica) ce qui mène Gheorghe ?i?eica à voir le grand potentiel qui émane de Segrescu.

Il commence ses études supérieures en mathématiques à l'Université de Bucarest la même année, mais n'hésita pas à assister à des cours de philosophie ou des cours de musique à l'université nationale de musique de Bucarest. Sergescu jouait du violon et chantait.

Il obtient son diplôme en 1916 et devient professeur au Collège National Trajan dans sa ville natale. Avec l'entrée en guerre de la Roumanie aux côtés de l'Entente en , Sergescu s'engage dans l'armée en tant que cadet dans le corps des ingénieurs et à l'espoir de voir son pays récupérer la Transylvanie à l'Autriche-Hongrie. Il se fera capturer par les allemands et sera fait prisonnier dans plusieurs camps, surtout dans le camp des prisonniers de guerre à Plovdiv, Bulgarie, pendant 18 mois. Il ne sera relâché qu'après la signature de l'armistice.

En 1919, Sergescu obtient une bourse d'études et rejoint Paris, pour y préparer un doctorat. Il prend des cours à la faculté des sciences de Paris et à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm.

Le , il se marie à Marya Kasterska à Paris.

Sergescu retourne à Bucarest en 1923 et présente sa thèse Sur les noyaux symétrisables à l'université de Bucarest. Titulaire d'un doctorat, en 1924, il devient professeur à l'université de Bucarest et à l'Université Politehnica de Bucarest. Il devient ensuite professeur assistant à l'Université Babe?-Bolyai à Cluj en 1926, puis titulaire à partir de 1931. Le , Cluj est récupérée par la Hongrie par le second arbitrage de Vienne et les facultés de l'université sont dispersées à travers le pays, la faculté de sciences est établie à Timi?oara. En 1943, Sergescu devient professeur à l'Université Politehnica de Bucarest puis en devient le recteur de 1945 à 1946.

En 1948, à cause du nouveau régime communiste en place, il est obligé de quitter la Roumanie, et vit à Paris avec sa femme. Il devient alors apatride. Il ne demanda jamais la citoyenneté dans un autre pays, Sergescu étant connu pour ses penchants nationalistes et son ambition de faire de la Roumanie un pays européen « avancé ». Il dit, en 1930, à Alger, lors du 54 congrès de Association française pour l'avancement des sciences : « Placés au carrefour des routes entre l'Orient incertain et l'Occident civilisé de l'Europe, les Roumains ont dû lutter durement pendant des siècles pour garder leur indépendance nationale. Avant le dix-neuvième siècle, ils n'ont pas pu, en général, penser aux manifestations plus élevées de l'âme : les sciences, les lettres et les beaux-arts. Or, à part les influences polonaises en Moldavie, ce sont les Français qui ont ouvert aux Roumains les portes du temple de la science ».

Il a été membre de la Société mathématique de France en 1920, de la société mathématique de Pologne et de la Deutsche Mathematiker-Vereinigung et obtient l'ordre Polonia Restituta et l'ordre national de la Légion d'honneur.

  1. ? (en) Université de St Andrews, « Petre Sergescu », sur www-groups.dcs.st-and.ac.uk (consulté le ).
  2. ? Pierre Sergesco, «Sur les relations scientifiques franco-roumaines», Association Française pour l'Avancement des Sciences, , 14-15 p..
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