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| Maître des eaux et forêts Valois |
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| Naissance | Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 70 ans) Paris |
| Activités |
Poète, avocat, écrivain, juriste |
| Père |
Jean Racine |
| Mère |
Catherine de Romanet (d) |
| Fratrie |
Jean-Baptiste Racine |
| Enfant |
Anne Racine (d) |
| Membre de |
Académie des inscriptions et belles-lettres (- Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon Académie des belles-lettres, sciences et arts de La Rochelle Académie des sciences, belles lettres et arts d'Angers |
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Louis Racine est un poète français né à Paris le et mort à Paris le , second fils et septième et dernier enfant du dramaturge Jean Racine.
Louis Racine perd son père à l'âge de six ans. Il fait ses études au Collège de Beauvais sous la direction de Charles Rollin, puis, pour complaire à sa mère, il fait son droit et devient avocat. Puis, constatant que le barreau ne lui convient pas, il se tourne vers la carrière ecclésiastique et entre chez les Oratoriens de Notre-Dame des Vertus où il reste trois ans. Le chancelier d'Aguesseau le prend sous sa protection. Chez celui-ci, à Fresnes, il achève son poème de La Grâce (publié en 1720), qu'il a commencé à l'Oratoire.
Grâce à l'amitié du chancelier d'Aguesseau, il entre en 1719 à l'Académie des Inscriptions, ce qui peut se justifier car il connaît, outre le grec et le latin, l'hébreu et l'italien. En revanche, sa candidature à l'Académie française est repoussée par le cardinal de Fleury en raison du jansénisme qui inspire le poème de La Grâce.
En compensation, le cardinal de Fleury lui recommande de faire carrière dans les fermes. En 1722, Louis Racine est nommé inspecteur général des fermes du roi en Provence, en résidence à Marseille. Il est ensuite nommé directeur des fermes à Salins, à Moulins puis à Lyon, où il se marie en 1728 avec Marie Presle de L'Écluse, fille d'un conseiller à la Cour des monnaies de cette ville. Il devient directeur des gabelles à Soissons (1732) puis est reçu à la Table de marbre comme maître particulier des Eaux et Forêts du duché de Valois.
En 1742, il publie son poème de La Religion. En 1746, il quitte l'administration et revient à Paris. En 1750, il échoue une seconde fois à l'Académie française. Il perd son fils aîné en 1755 à Cadix, victime de l'inondation causée par le tremblement de terre de Lisbonne. C'est pour lui un coup terrible et il cesse d'écrire, se bornant à traduire le Paradis perdu de Milton, et se plonge dans la dévotion. Il meurt en 1763.