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| Naissance | Troyes |
|---|---|
| Décès |
(à 57 ans) Nogent-sur-Seine |
| Pseudonyme |
Petrus Pithaeus |
| Formation |
Collège de Boncourt |
| Activités |
Jurisconsulte, juriste, humaniste, écrivain, historien, humaniste de la Renaissance, philologue |
| Père |
Pierre Pithou (d) |
| Fratrie |
| Religion |
Protestant calviniste |
|---|
Pierre Pithou ou Petrus Pithoeus en latin, né à Troyes le et mort à Nogent-sur-Seine le , est un avocat et érudit français.
Son goût pour la littérature se remarqua de bonne heure et son père Pierre (1496-1556), jurisconsulte de la ville de Troyes, sut parfaitement l'encourager. Il avait pour mère Bonnaventure de Chantaloé fille de Robert seigneur de Baire et Catherine d'Origny. Il eut comme précepteur François Pillot et commençait ses humanités à Troyes avant de les compléter à Paris au collège de Boncourt. Il se rendit ensuite à Bourges pour y suivre les cours de Jacques Cujas.
On l'appela au barreau de Paris en 1560. Quand éclata la deuxième guerre de religion en 1567, Pithou, qui était calviniste, se retira à Troyes mais fut radié du barreau de sa ville. Il fut appelé par le duc de Bouillon pour rédiger les coutumes de Sedan pour six mois. En 1568 il dut se réfugier à Bâle, d'où il revint en France après la publication de l'Édit d'Amboise de 1563. Peu après, il accompagna le duc de Montmorency dans son ambassade en Angleterre, et revint peu de temps avant le massacre de la Saint-Barthélemy, auquel il échappa de justesse. L'année suivante, il abjurait le protestantisme. Henri IV, peu de temps après être monté sur le trône, reconnut les talents et les services de Pithou en lui confiant divers emplois en tant que juriste. Le travail le plus important de sa vie fut sa collaboration à la rédaction de la Satire Ménippée (1593), une ?uvre mordante en prose et en vers qui fit beaucoup pour nuire à la cause de la Ligue ; la Harangue du Sieur d'Aubray est généralement attribuée à sa plume. À sa mort, sa précieuse bibliothèque, particulièrement riche en manuscrits, fut pour la plus grande partie transférée dans ce qui est maintenant la Bibliothèque nationale de France.
Pithou a écrit un grand nombre d'ouvrages juridiques et historiques, outre ses éditions de plusieurs auteurs anciens. Sa première publication était Adversariorum subsecivorum lib. II. (1565). C'est peut-être son édition des Leges Visigothorum (1579) qui représente sa contribution la plus précieuse à la science historique; dans la même ligne il révisa les Capitula de Charlemagne, Louis le Pieux et Charles le Chauve en 1588 et il aida également son frère François à préparer une édition du Corpus juris canonici (1587). Ses Libertés de l'Église gallicane (1594), furent réimprimées dans ses Opera sacra juridica historica miscellanea collecta (1609), influençant grandement les partisans du gallicanisme au siècle suivant. En littérature classique, il fut le premier à familiariser le monde avec les Fables de Phèdre (1596) ; il révisa aussi le Pervigilium Veneris (1587) ainsi que Juvénal et Perse (1585). En 1596, il a fait venir à Troyes les caractères d'imprimerie nécessaires pour imprimer l'édition princeps des Fables de Phèdre par Jean I Oudot.
Il était lié par une amitié complice à Antoine Loysel, Jacques-Auguste de Thou, Claude Dupuy et Nicolas Le Fèvre.