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Guillaume Mauviel
Fonction
Évêque constitutionnel
Biographie
Naissance
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FervachesVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 56 ans)
CézyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
françaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Prêtre catholiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Consécrateurs
Jean-Baptiste Royer, Henri Grégoire, Éléonore-Marie Desbois de RochefortVoir et modifier les données sur Wikidata

Guillaume Mauviel, né à Fervaches le , mort à Cézy (Yonne) le , est un prêtre catholique français, évêque constitutionnel à Saint-Domingue.

Biographie

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Issu d'une famille modeste du diocèse de Coutances, il est ordonné prêtre et s'embarque aussitôt comme aumônier en 1782 sur un navire à destination des Antilles. Arrivé à Cadix (Espagne), l'amiral d'Estaing lui interdit de reprendre la traversée.

Il exerce donc dans les hôpitaux français, puis quitte la marine. Il devient alors vicaire à Noisy-le-Sec en 1791 où il prend fait et cause pour la Révolution. Il prête serment à la constitution civile du clergé. Proche de l'abbé Grégoire, il devient secrétaire de l'« agence des évêques réunis » et participe à la création des Annales de la religion, organe du clergé constitutionnel. Il est également de l'organisation du concile national de l'an V, qui s'ouvre le à Notre-Dame de Paris.

En réponse à une demande du général des armées du Nord à Saint-Domingue, Toussaint Louverture, adressée quelques mois plus tôt à l'abbé Grégoire, de lui envoyer douze prêtres républicains, Guillaume Mauviel se porte volontaire. Quatre évêques sont nommés par le concile, dont Guillaume Mauviel, élu à l'unanimité évêque des Cayes, dans le sud de Saint-Domingue, le . Les trois autres se démettent rapidement, il est donc le seul, sacré le à Notre-Dame et ayant attendu que la situation de son diocèse, lieu d'affrontement entre les troupes de Toussaint Louverture et celles de Rigaud, s'apaise, à rejoindre l'île en fin de l'année, avec finalement la charge de toute la partie française de la colonie.

À son arrivée, Toussaint Louverture lui impose de rester à Santiago. En butte à l'hostilité de la population aux Français, il travaille à réunir la population « de toutes les couleurs » et à pacifier l'île après les luttes fratricides, propose en 1803 l'instauration d'un catéchisme alternant chaque semaine français et espagnol et cherche à remettre les prêtres et les fidèles dans la doctrine chrétienne. Mais sa faible légitimité auprès de Louverture et d'une grande partie du clergé, resté fidèle au pape, l'empêche de mener comme il le souhaite ses missions. Louverture arrêté en , il gagne les faveurs du général Leclerc, beau-frère de Bonaparte, et démissionne comme évêque constitutionnel après la signature du Concordat entre la France et le Vatican. Il tente de prendre le siège d'archevêque de Santiago, mais à cause de la mort de Leclerc, ainsi que de l'hostilité grandissante des autorités militaires à son égard, il ne reste qu'administrateur provisoire de l'archidiocèse jusqu'à son départ, forcé par le général Ferrand, le .

Il débarque à Bordeaux en . Il meurt chez le général Desfourneaux, propriétaire du château de Cézy depuis 1804, qu'il avait rencontré à Saint-Domingue.

Il est l'auteur du Précis historique et politique de la Révolution de Saint-Domingue, Paris : chez L. Beaufils, 1821.

  1. ? Bernard Noël, « Debien (G.) : Guillaume Mauviel, évêque constitutionnel de Saint-Domingue, 1801-1805 », Revue française d'histoire d'outre-mer, vol. 69, n 257,‎ (lire en ligne)
  2. ? Jean-Marie Loncol, « DEBIEN, Gabriel, Guillaume Mauviel Évêque constitutionnel de Saint-Domingue (1801-1805) » (Compte rendu), Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 37, n 1,‎ (lire en ligne)
  3. ? Catalogue de l'histoire de France: publié par l'ordre de l'empereur, tome 8, Paris : chez Firmin Didot frères, fils & Cie, 1863, p. 725 (en ligne)
  4. ? Supplément ronéotypé de la Revue de la Manche, n 53, janvier 1972.
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