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| Majoral du Félibrige | |
|---|---|
| - | |
Édouard Aude (d) Pierre Julian (d) | |
| Fauteuil 16 de l'Académie française | |
| - | |
Henri-Robert Antoine de Lévis-Mirepoix |
| Naissance | Martigues |
|---|---|
| Décès |
(à 84 ans) Saint-Symphorien |
| Sépulture |
Cimetière de Roquevaire (d) |
| Nom de naissance |
Charles Marie Photius Maurras |
| Surnom |
Le Martégal |
| Pseudonymes |
Octave Martin, Pierre Garnier, Léon Rameau, Xénophon 03, Xénophon 3, Xénophon III, Pellisson |
| Nationalité |
française |
| Activités |
Journaliste, écrivain, philosophe, poète, homme politique, compositeur |
| Rédacteur à | |
| Père |
Aristide Maurras (d) |
| Mère |
Marie-Pélagie Maurras (d) |
| Fratrie |
| Religion |
Agnosticisme puis Catholicisme |
|---|---|
| Partis politiques |
Ligue de la patrie française () Action française?? (- |
| Idéologie |
Nationalisme français Nationalisme contre-révolutionnaire Monarchisme Corporatisme Antigermanisme Antisémitisme d'État Antiprotestantisme Anticommunisme Antimaçonnique |
| Membre de |
Société des félibres de Paris (- Académie française () École parisienne du Félibrige (d) |
| Mouvements |
Néo-classicisme, royalisme, positivisme, Félibrige |
| Maître |
Jean-Baptiste Penon |
| Genres artistiques |
Poésie, pamphlet, essai |
| Influencé par |
Auguste Comte, Édouard Drumont, Aristote, Charles-Augustin Sainte-Beuve, Frédéric Mistral, René de La Tour du Pin, Maurice Barrès, Anatole France |
| Condamné pour |
Menace de mort (), Provocation au meurtre (en) (), intelligence avec l'ennemi () |
| Distinction |
Ordre de la Francisque () |
Mes idées politiques (), Enquête sur la monarchie (), Anthinéa (), Kiel et Tanger (), L'Avenir de l'intelligence () |
Charles Maurras, né le à Martigues (Bouches-du-Rhône) et mort le à Saint-Symphorien-lès-Tours (Indre-et-Loire), est un journaliste, essayiste, homme politique d'extrême droite et poète français.
Écrivain défenseur de la culture provençale appartenant au Félibrige et agnostique dans sa jeunesse, il se rapproche ensuite des milieux catholiques et antidreyfusards. Il dirige le journal L'Action française, fer de lance du mouvement homonyme, d'inspiration nationaliste, fédéraliste et contre-révolutionnaire qui devient un important mouvement intellectuel et politique d'extrême droite sous la Troisième République.
Il met en avant une doctrine basée sur le concept d'antisémitisme d'État et une xénophobie virulente, s'oppose à la démocratie et à la république, et prône un changement de régime en faveur d'une monarchie héréditaire.
Bien qu'anti-allemand, il soutient Pétain, le régime de Vichy et l'instauration d'une législation antisémite. Poursuivant la publication de L'Action française sous l'occupation allemande avec l'accord de Vichy puis de l'occupant, il réclame l'exécution de résistants. Arrêté à la Libération, il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale. Il est gracié pour raisons de santé en .
Sa condamnation à la dégradation nationale entraîne automatiquement sa radiation de l'Institut de France ; il avait été élu à l'Académie française le .
Son parcours et sa pensée jouent un rôle essentiel au sein de la droite et de l'extrême droite en France. Il a influencé notamment la droite nationaliste.

En 1868, le , naît à Martigues, au 13 quai Saint-Sébastien, Charles Marie Photius Maurras, en Provence. Il est le second fils de Jean Aristide Maurras (1811-1874), percepteur, ayant des convictions libérales, et de Marie-Pélagie Garnier (1836-1922), profondément catholique. Quelques mois avant la naissance de Charles, ils ont perdu leur premier fils, Romain, âgé de deux ans.
La famille Maurras s'est installée à Martigues au XVII siècle ; elle était originaire du pays gavot (Haut-Var), au sud de Gréoux, près de Saint-Julien-le-Montagnier. En 1873, Charles est mis à l'école communale. Le , il devient orphelin de père. À six ans, Charles part vivre avec sa mère et son petit frère à Aix-en-Provence.
À quatorze ans, la surdité dont il est soudainement atteint, dégrade aussi ses capacités vocales. Désespéré, le jeune Charles voit s'effondrer tous ses projets, dont celui d'entrer à l'École navale comme le père de sa mère. L'abbé Jean-Baptiste Penon donne des cours particuliers au jeune Charles, ce qui lui permet de revenir parfois au collège.
Il s'intéresse à Hippolyte Taine et Ernest Renan. En 1885, Charles Maurras obtient son baccalauréat. L'abbé Penon incite Charles Maurras à aller à Paris car il souhaite l'introduire dans les revues qu'il connaît, ce qui amène la famille Maurras à quitter Martigues et à s'installer dans la capitale, le .
Maurras est profondément influencé par les idées monarchistes et catholiques durant son enfance : « À cet égard, les biographes du théoricien du « nationalisme intégral » ont souvent tendance à occulter cette appartenance originelle à la culture du « Midi blanc », transmise par sa mère adorée, et à donner crédit au postulat, si important aux yeux de l'intéressé, de son adhésion de « raison » à la politique royaliste ».

Charles s'inscrit en histoire à la faculté des lettres de Paris, rencontre l'historien orléaniste Paul Thureau-Dangin. Il se montre un bourreau de travail : lectures innombrables à la bibliothèque Sainte-Geneviève et à la Sorbonne.
Maurras écrit dans La Réforme sociale, revue conduite par le sociologue Frédéric Le Play, qui développe une analyse de la société moderne critiquant l'individualisme et prônant des idées corporatistes. Il écrit également pendant cinq ans dans les Annales de philosophie chrétienne.
La tournure de sa pensée est encouragée par l'atmosphère intellectuelle du temps qui oscille entre le déterminisme kantien et le pessimisme de Schopenhauer. Maurras dit être troublé par la philosophie kantienne de la connaissance tout en admirant saint Thomas. Mais son agnosticisme se renforce. Il est alors fortement influencé par la méthode positiviste.
En 1886, Maurras découvre Frédéric Mistral. Il rêve de constituer une anthologie de poésie et de prose provençales et commence un travail de documentation dans ce but. Le , il entre au quotidien catholique L'Observateur français dont il deviendra secrétaire de rédaction en 1888. Très vite, le jeune homme rencontre des félibres comme Paul Arène et Albert Tournier, promouvant la culture d'Occitanie.
En 1888, il obtient le prix du Félibrige pour un éloge du poète provençal Théodore Aubanel. Il devient membre de cette académie qui s'est fixé comme objectif la restauration de la langue et de la culture d'oc. Durant l'été de la même année, il fait la connaissance de son compatriote Frédéric Mistral, puis, en décembre, du Lorrain Maurice Barrès. Il est rédacteur de la Revue félibréenne et de Lou Viro-Soulèu.
En 1889, il rencontre Frédéric Amouretti lors de la félibrée de Sceaux, et devient le secrétaire de la Société des félibres de Paris. En 1890, il rencontre Jean Moréas et devient le théoricien de l'École romane. Il se lie d'amitié à Anatole France. Il travaille avec ses amis à faire connaître les poètes provençaux au public parisien La Plume. Jusqu'en 1898, c'est dans la Revue encyclopédique que Maurras livre la plupart de ses articles littéraires. Il chronique ainsi les ?uvres de Paul Bourget, Gabriele D'Annunzio, Tristan Bernard, Marcel Schwob, Jean Moréas, Pierre Louÿs, Marcel Proust.
Grand lecteur de Dante, il encourage Louise Espinasse-Mongenet à se lancer dans la traduction de ses ?uvres. En 1912, Il préface sa traduction de L'enfer, préface qui sera publiée sous le titre Notes sur Dante en 1913.
S'il est encore hostile à la Révolution à cette époque, il est républicain et concède que la République est « le meilleur gouvernement pour la France. » Il lit de manière intense Auguste Comte, le fondateur du positivisme.
Cependant, il est fondamentalement attaché à la décentralisation. En août 1889, se rendant aux archives de Martigues pour une analyse des documents remontant à cent ans en arrière, il découvre les systèmes coutumiers et empiriques, des mécanismes de protection sociale et de solidarité, servant de relais et de protection entre l'individu et l'État central. Pour Maurras, avec la centralisation, la République n'a pas fait des Français des citoyens mais des administrés.
Il développe à l'opposé de l'image de l'historiographie révolutionnaire d'un roi au pouvoir illimité, une image paternelle nourrie de bienveillance et de savoir-faire au sommet d'un État fort mais limité.

En 1894, il se rapproche du nationalisme en collaborant au journal La Cocarde de Maurice Barrès.
En 1895, Maurras amorce sa conversion au principe monarchique. Jusque-là, il était resté conservateur. L'échec de la décentralisation dans le cadre républicain, l'inefficacité du régime parlementaire, l'admiration qu'il porte pour le système britannique, la lecture de Démosthène et du rôle de la démocratie dans l'effondrement de la Grèce, constituent autant de facteurs qui l'inclinent au royalisme en 1895. Se basant sur les exemples allemands et anglais, il en revient convaincu que le régime monarchique rend plus fortes les nations qui l'adoptent.
Du au , La Gazette de France le charge de couvrir comme reporter les premiers jeux Olympiques modernes, à Athènes. Cette expérience joue un rôle central dans son intérêt pour la culture gréco-romaine et pour le classicisme. Ce séjour inspire son idéal littéraire et son désir de recréer une société fondée sur un « ordre » inspirée par l'Antiquité.
Laurent Joly explique ainsi : « Le système doctrinal que l'écrivain édifie au tournant du XX siècle procède ainsi de cette quête angoissée de perfection et de pureté, du beau et de l'éternel, qui a hanté son adolescence et ses jeunes années. « La vie sans au-delà, sans immortalité est quelque chose d'effroyablement laid, d'injuste et d'immoral et nous avons le droit et le devoir de nous y soustraire. [?] Sans elle, je n'ai plus de raison d'être », écrivait Maurras à son confesseur la veille de son dix-huitième anniversaire ».
Le début du XX siècle est marqué par une transformation du paysage politique. Comme le remarque l'historien Laurent Joly : « De fait, l'affaire Dreyfus accélère une évolution engagée depuis plusieurs années. D'un côté, une droite conservatrice acceptant la République, et « combin[ant] l'idée religieuse avec l'idée nationale », prend le pas sur la droite traditionnelle. Depuis l'élection miraculeuse de 1871 (environ 400 orléanistes et légitimistes dominent alors l'Assemblée), les royalistes perdent toujours plus de terrain. (Mais) après vingt ans de République, l'ensemble des forces de droite attachées, historiquement, aux trois systèmes monarchiques du XIXe siècle (l'empire bonapartiste, la royauté traditionnelle, la monarchie orléaniste) se sont effondrées. Une nouvelle droite conservatrice mais républicaine (apparaît) ».
Joly ajoute « Ainsi, la République ne se confond plus entièrement avec la gauche, ni la droite avec le cléricalisme et les trois régimes monarchiques du XIXe siècle. C'est le changement fondamental révélé par l'affaire Dreyfus. Au terme d'un siècle de luttes et de guerres civiles, la République et le principe démocratique sont désormais enracinés ». Or, « Seule l'Action française tente alors le pari de pérenniser l'agitation antidreyfusarde dans une perspective antirépublicaine », selon Laurent Joly.

En , Maurras se range en effet dans le camp des antidreyfusards. Maurras achève également sa conversion au monarchisme. Il devient l'inspirateur du nationalisme royaliste. À la suite de l'Affaire Dreyfus, Maurras fonde le parti de l'Action française. L'Affaire Dreyfus constitue le principal tournant dans la pensée politique de Maurras. Il rédige à cette occasion son premier grand livre sur la monarchie Enquête sur la monarchie. L'Action française est d'emblée un mouvement violent, dans un premier temps à l'encontre des dreyfusards, puis de ses autres adversaires politiques.
Plus tard, Maurras s'oppose à la demande de révision du procès du capitaine Alfred Dreyfus, alors relancée à la suite des aveux et du suicide d'Hubert Henry, officier qui avait fabriqué plusieurs faux pour faire croire à la culpabilité du capitaine. Maurras rédige un éloge d'Henry dans La Gazette de France.

En amont de la création de l'Action française, Henri Vaugeois et Maurice Pujo fondent en 1898 un « Comité d'action française », qui ne compte aucun royaliste et vise en prévision des élections à restaurer une république patriote conforme selon eux au nationalisme de la Révolution. Maurras rejoint ce petit groupe qui se réunit habituellement au Café de Flore, même s'il avait préféré le complément de nom « d'intérêt commun » à celui « d'action française », moins poignant mais plus précis.
En 1906, l'Institut d'Action française voit le jour et, en , paraît le premier numéro du quotidien L'Action française, né de la transformation de la revue mensuelle (la Revue d'Action française) créée neuf ans plus tôt.
Le projet monarchiste de Maurras s'inscrit dans un contexte favorable. Selon Joly, « Victor Nguyen a bien montré comment l'entreprise maurrassienne s'est inscrite dans le sillage d'un regain intellectuel en faveur de la monarchie traditionnelle ». Vers 1889, autour des célébrations du premier centenaire de la prise de la Bastille, un « regard sacrilège » est porté sur la Révolution par des penseurs éminents ? dont Ernest Renan ? et des jeunes écrivains d'avant-garde : « Condamnée dans les faits, la monarchie redevient une figure mobilisatrice des idées ».
Il s'agit pour l'Action française de défendre l'armée à tout prix. Maurras prétend ainsi défendre la raison d'État en soutenant l'armée coûte que coûte pour éviter un désastre en cas d'une nouvelle guerre contre l'Allemagne.
En 1905, Maurras fonde la Ligue d'Action française ? dont Henri Vaugeois est le président et Léon de Montesquiou le secrétaire général ? pour lever des fonds en faveur de la Revue d'Action française, mensuel devenu l'organe de presse du mouvement.
Le capitaine Dreyfus intente plusieurs procès au quotidien L'Action française pour diffamation et y fait publier des lettres sur décision de justice. Le , Charles Maurras présente ces textes « dans une formulation qui sonne comme une condamnation à mort », observe Olivier Dard. A cette occasion, le chef de l'Action française qualifie Dreyfus de « traître juif » [qui] « entrevoi[t] en frissonnant (?) [les] douze balles [qui] lui apprendront enfin l'art de ne plus trahir et de ne plus troubler l'ordre de ce pays qui l'hospitalise » (pourtant, à cette date, l'innocence de Dreyfus était depuis longtemps parfaitement établie).
Maurras publie L'Avenir de l'intelligence, qui met en garde contre le règne de l'argent et son emprise sur les intellectuels.
Revenant sur l'affaire Dreyfus en 1930, Maurras dit : « Je ne veux pas rentrer dans le vieux débat, innocent ou coupable. Mon premier avis là-dessus avait été que, si Dreyfus était innocent, il fallait le nommer maréchal de France, mais fusiller une douzaine de ses principaux défenseurs pour le triple tort qu'ils faisaient à la France, à la paix et à la raison. » Il avait écrit en à Maurice Barrès : « Le parti de Dreyfus mériterait qu'on le fusillât tout entier comme insurgé ».

Dans les années 1900, sans retrouver la foi, Maurras se rapproche du catholicisme et renforce son soutien à l'Église catholique. Il subit tout d'abord l'influence de Léon de Montesquiou, de Louis Dimier, de prêtres comme le bénédictin Dom Besse et de l'abbé de Pascal, tous désireux de le rapprocher du catholicisme voire de faire renaître en lui la foi. Il s'appuie sur le lien historique entre le catholicisme. N'ayant jamais cessé de soutenir l'Église catholique parce qu'elle est intimement liée à l'Histoire de France, il considère que l'Église doit être le fondement de la France.
Il s'engage régulièrement aux côtés de l'Église au début du XX siècle : affaire des fiches, interdiction aux religieux d'enseigner, querelle des Inventaires, interventions de l'armée dans les monastères, exil de milliers de moines et de religieux. Il s'en prend également à la laïcité française en vigueur depuis la loi de 1905.
En 1926, il est mis à l'index par le pape Pie XI.

Toute sa vie, Maurras reste proche du catholicisme. En 1936, mère Agnès, s?ur aînée de sainte Thérèse de Lisieux et supérieure du carmel, écrit une lettre à Maurras pour lui promettre d'intervenir auprès de Pie XI au sujet de la condamnation ; il s'ensuit une correspondance suivie. Après la Seconde Guerre mondiale, les liens avec le Carmel de Lisieux se poursuivent : il correspond avec s?ur Marie-Madeleine de Saint-Joseph. En 1948, le carmel lui envoie une image de sainte Thérèse avec une prière de Mère Agnès : « Ô Thérèse, Illuminez votre pèlerin et sanctifiez le dans la vérité ».

Dans Kiel et Tanger, Maurras critique le régime républicain qui serait incapable de concevoir une politique étrangère stable : « Au bas mot, en termes concrets, la faiblesse du régime doit nous représenter 500 000 jeunes Français couchés froids et sanglants, sur leur terre mal défendue ». Dans l'immédiat avant-guerre, Maurras pointe les effets de la politique de ses adversaires. Selon lui, les campagnes dreyfusardes ont occasionné l'affaiblissement de l'armée. En 1913, il écrit : « La République nous a mis en retard sur l'Europe entière : nous en sommes à percevoir l'utilité d'une armée forte et d'une marine puissante [?] à l'heure où les organisations ennemies sont prêtes ».
Maurras souligne ce qu'il estime être la supériorité institutionnelle de l'Allemagne : « Nous avons perdu quarante ans à entrechoquer les syndicats patronaux et les syndicats ouvriers dans la fumée d'une lutte des classes singulièrement favorable au concurrent et à l'ennemi germanique ; pendant ce temps, Guillaume II négociait entre ses socialistes, ses armateurs et ses financiers, dont les forces uniques, se faisant notre parasite, fructifiaient à nos dépens ».
Il soutient alors toutes les initiatives permettant selon lui le renforcement de la France. Inversement, Maurras dénonce les campagnes antimilitaristes des socialistes contre « la folie des armements » qui n'auront selon lui pour conséquence que de conduire au massacre de la jeunesse française : comme Tardieu et Poincaré, il s'oppose aux internationalistes et dénonce la faiblesse des budgets militaires.
Dès la déclaration de guerre de 1914, il appelle ses partisans à l'union nationale et renonce à la lutte systématique contre le régime républicain comme y invite le duc d'Orléans dans un appel dans L'Écho de Paris du .
L'historien Olivier Dard explique ainsi : « De fait, si Maurras et l'Action française dénoncent les traîtres et si son chef fustige régulièrement la démocratie au nom de l'efficacité de la lutte à conduire, la lecture de ses écrits publiés à partir de l'été 1914 montre que dans l'ensemble les gouvernements sont plutôt soutenus. (?) Maurras ne se contente pas d'appuyer les gouvernements successifs au nom de l'impératif de victoire. La guerre est pour lui l'occasion de nouer des contacts avec des dirigeants de la Troisième République , du député lorrain Louis Marin qu'il cherche à toucher par Barrès à Raymond Poincaré ».
Comme l'indique l'historien Laurent Joly : « Il est difficile d'imaginer, de nos jours, l'aura qui entourait, principalement durant l'entre-deux-guerres, l'école maurrassienne. En 1924, le jeune Jacques Lacan, alors étudiant en médecine, fit des pieds et des mains pour rencontrer Maurras, ne serait-ce que « cinq minutes », et recevoir de lui la « direction intellectuelle » dont il ressentait l'impérieuse nécessité . Un tel magistère, procurant aux disciples de l'AF l'assurance de la vérité et de l'autorité politique, a peu d'équivalent dans la vie politico-intellectuelle de ces cent dernières années (?) ».
La Grande Guerre est pour Charles Maurras une période de développement de l'audience de son journal et de sa pensée. En 1917, le journal voit son nombre d'abonnés augmenter de 7 500 : le journal comptait 1 500 lecteurs en 1908, 22 000 en 1912, 30 000 en 1913, et tire à 156 000 exemplaires en 1918. Les souscriptions augmentent également. Le , Maurras est élu « Prince des écrivains » par les membres de La plume, succédant ainsi à Anatole France
Joly ajoute aussi : « Dans un chapitre de son essai de 1919 Charles Maurras et les idées royalistes, intitulé « L'autorité », Achille Segard a, le premier, tenté d'éclairer les fondements du magistère maurrassien. Dès le début des années 1890, observe l'auteur, le jeune écrivain exerce autour de lui un ascendant intellectuel exceptionnel. Le nombre de ses admirateurs et disciples est d'abord limité au cercle des amis proches, mais, avec les années, ce cercle va grandissant, jusqu'à englober des « maîtres » révérés, tel Paul Bourget. Selon Segard, ce rayonnement tient à un attribut essentiel : Maurras « est un spécialiste ». Un « spécialiste » obsessionnel et immensément travailleur : « Peu d'hommes se sont adonnés plus ardemment et plus complètement à la recherche de la vérité littéraire et de la vérité politique. On peut dire que M. Maurras y a consacré tout son temps et toutes ses forces. Rien ne l'en a détourné. Il a fait servir à cette recherche toutes ses études, toutes ses lectures, toutes ses conversations et même ses divertissements intellectuels ».
L'assassinat de Marius Plateau en 1923, celui d'Ernest Berger en 1925 et d'autres attentats commis contre l'Action française contribuent aussi à créer un élan de solidarité autour de Charles Maurras, dont témoignent les paroles de Jacques Maritain : « L'idée des dangers que vous courez, pour la cause sainte de la France, vous rend encore plus cher au c?ur de tous ceux qui aiment la France, et l'intelligence. ». Cependant, les thèses de Maurras sont condamnées par le pape Pie XI en 1926 et mises à l'Index. Le , un anarchiste s'introduit dans les locaux de l'Action française et tire une balle dans le plafond. L'Action française y voit une nouvelle tentative d'assassinat contre Charles Maurras.

Après un premier échec en 1923 contre Charles Jonnart, Maurras est élu à l'Académie française le au fauteuil 16, succédant à Henri-Robert, par 20 voix contre 12 à Fernand Gregh. Il est reçu le de l'année suivante par Henry Bordeaux.
L'historien Jean Touzot indique à ce sujet : « Il est clair que Maurras avait besoin d'une reconnaissance que seule pouvait lui donner une institution aussi prestigieuse, datant de l'apogée de la monarchie. Elle lui valut aussi un regain d'influence internationale ».
L'épée académique de Maurras, sculptée par Maxime Real del Sarte, porte la silhouette de sainte Geneviève.

Pour Charles Maurras, la république prépare mal la guerre, ne peut la gagner qu'en renonçant à elle-même, et assure mal la paix ; selon lui, la guerre a été gagnée par des procédés de dictature monarchique qui ont permis de rattraper les erreurs de l'avant-guerre mais au prix de la mort d'un million cinq cent mille Français, trois fois plus qu'annoncé dans Kiel et Tanger.
En 1918, Maurras réclame donc une « paix française » qui serve le mieux ce qu'il considère être les intérêts de la nation : la division de l'Allemagne, l'annexion de Landau et de la Sarre, un protectorat français sur la Rhénanie. L'Action française se prononce contre l'application sans discernement du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Si Maurras salue la visite de Wilson au pape (en), ses « quatorze points » le scandalisent par ce qu'il pense être une naïveté utopique car « nulle revanche du droit n'est sérieuse sans un équilibre du fait ».
Pour Charles Maurras, le Traité de Versailles de 1919, bien qu'imposant des sanctions sévères à l'Allemagne, ne répond pas pleinement aux besoins de sécurité de la France. Il pense que le traité n'est pas assez rigoureux pour affaiblir durablement l'Allemagne et prévenir une résurgence de son pouvoir militaire. Maurras préconise des mesures beaucoup plus strictes, comme la division de l'Allemagne en petits États et la création de zones tampon sous contrôle français, afin d'assurer une paix durable en Europe. Plus tard, il voit en Adolf Hitler un danger pour l'Europe, du fait que le pangermanisme du nazisme représente une menace pour la sécurité de la France. Dès les premières manifestations de l'expansionnisme hitlérien, Maurras plaide pour une politique de fermeté contre l'Allemagne nazie et critique sévèrement les politiques de conciliation menées par des gouvernements français successifs. Il prône une alliance étroite avec la Grande-Bretagne pour contenir l'agressivité allemande et maintenir l'équilibre des forces en Europe. Cette entreprise de mise en garde contre l'Allemagne est relayée par Jacques Bainville qui s'impose comme le maître des relations internationales à l'Action française, tout en s'accompagnant d'un soutien à l'Italie fasciste.
Dans ses écrits et discours, Maurras exhorte les dirigeants français à adopter une posture de fermeté et de vigilance face à Hitler. Maurras veut en particulier influencer le Bloc national, coalition de partis conservateurs qui a largement remporté les élections après la Première Guerre mondiale. Il plaide pour une réarmement de la France et la mise en place de mesures défensives pour contrer la menace nazie. Selon lui, une alliance avec la Grande-Bretagne était cruciale pour contenir l'expansionnisme allemand. Maurras voit en cette alliance non seulement un moyen de renforcer la position stratégique de la France, mais aussi de garantir un équilibre des forces en Europe, indispensable pour prévenir une nouvelle guerre mondiale. Maurras critique la faiblesse perçue des gouvernements français successifs, qui, à ses yeux, n'a pas pris la pleine mesure du danger représenté par Hitler. Il dénonce l'aveuglement de certains politiciens qui, par leurs politiques de désarmement et de pacifisme, compromettent la sécurité nationale. En 1932, le général Weygand, proche de l'Action française, dénonce dans ses rapports secrets la politique de désarmement : « L'armée française est descendue au plus bas niveau que permette la sécurité de la France » mais son légalisme l'empêche d'exprimer publiquement sa proximité avec Maurras.
Il prône l'alliance avec l'Angleterre. Comme il l'avait fait avant la Première guerre mondiale dans de Kiel à Tanger, la politique étrangère qu'il défend consiste à ménager les puissances secondaires d'Europe, celles que menacent l'URSS et le Reich allemand : Pologne, Hongrie, Tchécoslovaquie, Espagne, Italie.
En 1938, Maurras est cependant partisan des accords de Munich, qui sont favorables à Hitler.
Lors de la crise du , Maurras pense que la manifestation contre la corruption du régime ne peut déboucher sur le coup de force car les nationalistes non royalistes ne suivraient pas l'Action française. L'armée, la police, l'administration n'ont pas été infiltrées, ce qui aurait nécessité des mois de préparation et un personnel spécifique dont l'Action française était dépourvue ; de plus, la perspective d'une guerre civile lui répugne.
Après le , si L'Action française gagne dix mille abonnés de plus, Maurras perd le magistère de la rébellion contre le régime auprès de certains des militants qui la quittent alors comme Pierre de Bénouville, Jacques Renouvin, Michel de Camaret.

Un article lui vaut d'être condamné pour menace de mort. Il récidive en 1935 et 1936 contre Léon Blum :
« Ce Juif allemand naturalisé, ou fils de naturalisé [la famille Blum était française de plein droit depuis 1791], qui disait aux Français, en pleine Chambre, qu'il les haïssait [Blum n'a jamais dit cela], n'est pas à traiter comme une personne naturelle. C'est un monstre de la République démocratique. Et c'est un hircocerf de la dialectique heimatlos. Détritus humain à traiter comme tel. (?) L'heure est assez tragique pour comporter la réunion d'une cour martiale qui ne saurait fléchir.
M. Reibel demande la peine de mort contre les espions. Est-elle imméritée des traîtres ?
Vous me direz qu'un traître doit être de notre pays : M. Blum en est-il ?
Il suffit qu'il ait usurpé notre nationalité pour la décomposer et la démembrer. Cet acte de volonté, pire qu'un acte de naissance, aggrave son cas.
C'est un homme à fusiller, mais dans le dos. »
Ces appels au meurtre ne sont pas sans conséquence : le , des militants d'extrême droite tentent de lyncher Léon Blum, âgé de 64 ans, qui ressort de cette attaque avec le visage en sang. L'agression de pousse le gouvernement intérimaire, dirigé par le radical Albert Sarraut, à dissoudre la Ligue d'Action française. Une instruction judiciaire est ouverte contre Maurras pour complicité de provocation au meurtre. Il est initialement condamné le à quatre mois de prison ferme, peine aggravée pour avoir répété ses menaces de mort contre Léon Blum le .
Le chef de l'Action française est emprisonné à la prison de la Santé du au .
Dès que la guerre est déclarée, le , Charles Maurras reprend les accents bellicistes de l'Union sacrée. Jusqu'aux derniers combats de , le septuagénaire apporte un soutien sans faille à l'effort de guerre, mais il approuve l'armistice. Maurras est regardé comme un adversaire par les autorités d'occupation qui font piller par la Gestapo les bureaux de l'Action française et placent certains livres de Maurras sur la liste Otto des livres interdits (du fait de leur caractère anti-allemand) ; en 1943, le haut responsable des forces d'occupation en France, le conseiller Schleier, place Maurras parmi les personnes à arrêter en cas de débarquement.

En , il reçoit des mains de Philippe Pétain la Francisque n 2068.
La victoire allemande sur la France désespère Maurras. Il dit au moment de l'arrivée de soldats allemands en Provence voir réalisé le « cauchemar de son existence ».
Maurras affirme que le soutien au gouvernement Pétain est de même nature que celui apporté aux gouvernements républicains de la Première guerre mondiale : « Je soutiens Pétain comme j'ai soutenu tous les gouvernements pendant la guerre de 1914-1918 » ; ce soutien procède de la volonté de sauver l'unité française coûte que coûte car elle est la « condition de l'Espérance ». À Pierre Boutang, il aurait affirmé que l'unité française est « un outil de revanche ».
Pour Maurras, Pétain ne peut que défendre les intérêts du peuple français et toute dissidence affaiblit la France et compromet son rétablissement. L'historien Jacques Prévotat avance que Maurras, sous l'Occupation, « s'enferme dans un schématisme abstrait, détaché du réel concret, mais dont l'orientation, systématiquement favorable au régime de Vichy et hostile à la cause alliée, tourne à une complicité de fait avec l'occupant ».
De Londres, où il s'exprime dans La France libre, Raymond Aron écrit : « M. Maurras, promu doctrinaire officiel du nouveau régime, n'en écrit pas plus aujourd'hui sur la III République qu'il n'en écrivait depuis trente ans. La seule différence est qu'il est désormais gouvernemental et conformiste, qu'il trouve une sorte de jouissance morose dans les malheurs qui accablent notre patrie, parce qu'ils ont liquidé le régime détesté et permis cette « merveille d'État national » que le maréchal Pétain est en train de construire (15 décembre 1940) ».
En 1941, Maurras qualifie de « divine surprise » l'accession au pouvoir du Maréchal Pétain et la fin de la République.
La question de l'influence de la pensée de Maurras sur l'idéologie et la politique de Vichy est débattue par l'historiographie. Pour Loubet del Bayle, Vichy se situe à l'intersection de plusieurs courants idées : fascisme, antisémitisme, technocratie planiste. L'Action française n'y aurait été qu'une référence parmi d'autres.
Mais sur plusieurs plans, il existe des convergences entre les thèmes de la Révolution nationale et ceux de l'Action française. En , lorsque le maréchal Pétain lui demande sa conception de la Révolution nationale, il répond « un bon corps d'officiers et un bon clergé », une position qu'il appelle : « défendre l'héritage en l'absence d'héritier » Il soutient le régime de Vichy, non la politique de collaboration car il est un nationaliste profondément germanophobe. Il félicite successivement le régime de Vichy pour la loi portant statut des Juifs et pour l'abolition du décret Crémieux () qui avait accordé la nationalité française aux Juifs algériens.
Maurras apprécie en effet la remise en cause des idées républicaines et l'antisémitisme sous Pétain « a eu le bon résultat de nous débarrasser de nos démocrates ». En effet, pour Maurras, l'invasion du territoire français est le résultat de la politique révolutionnaire et de la rupture avec la politique étrangère de l'Ancien Régime.
L'historien Simon Epstein affirme que Vichy renvoie une bonne partie de ses maurrassiens : dès 1941, Raphaël Alibert, ministre de la Justice, Paul Baudouin, ministre des Affaires étrangères en 1941, Georges Groussard, ancien cagoulard qui commande les groupes de protection de Vichy. Certains de ceux qui ne sont pas partis quittent le gouvernement lors du retour de Pierre Laval en 1942 : Pierre Caziot, Serge Huard, Yves Bouthillier, René Gillouin, Henry du Moulin de Labarthète, Xavier Vallat. Les gouvernements auxquels ils participaient étaient d'ores et déjà partisans d'une franche collaboration avec l'Allemagne nazie.
Pendant l'Occupation, les membres et anciens proches de l'Action française se divisèrent en trois groupes opposés : celui des maurrassiens orthodoxes, soutenant le régime de Vichy et la politique du maréchal Pétain, celui des collaborationnistes et ouvertement pro-nazis, tels Robert Brasillach, Charles Lesca, Louis Darquier de Pellepoix, Joseph Darnand, Georges Larpent, Henry Charbonneau ou Claude Jeantet, et celui des résistants contre les occupants allemands, tels Honoré d'Estienne d'Orves, Michel de Camaret, Henri d'Astier de La Vigerie, Gilbert Renault, Pierre de Bénouville, Daniel Cordier ou Jacques Renouvin.
Le colonel Rémy dira plus tard que sa décision de résister résulta de son imprégnation de la pensée de Maurras : « Le réflexe qui m'a fait partir pour l'Angleterre le trouvait son origine dans l'enseignement que, depuis vingt ans, je recevais quotidiennement sous sa signature ».
Maurras se proclame « antigaulliste » et qualifie les résistants de « terroristes », appelant à la répression la plus violente contre eux, à la suite de la politique d'attentats menée par les résistants communistes et la mort de plusieurs membres de l'Action française et de ses amis : il exige « des otages et des exécutions », il recommande « la mise à mort des gaullistes faits prisonniers », sans autre forme de procès, il déclare que si « la peine de mort n'était pas suffisante pour mettre un terme aux activités des gaullistes, il fallait se saisir des membres de leur famille comme otages et exécuter ceux-ci ».
Maurras écrit en 1944 que « si les Anglo-Américains devaient gagner, cela signifierait le retour des francs-maçons, des Juifs et de tout le personnel politique éliminé en 1940 », et que soutenir les Alliés serait prendre parti « du mauvais côté ».
Dans une lettre à Jean Arfel en 1948, Maurras affirme qu'il y avait une part de feinte destinée à tromper les Allemands dans son hostilité aux gaullistes et aux maquisards et le souci d'éviter une guerre civile en France : « Mon escrime quotidienne contre les collaborationnistes et philoboches était toujours accompagnée, comme sa feinte protectrice, d'une pointe contre le Gaullisme et les maquisards, feinte qui a toujours trompé les Allemands à leur grand détriment [?]. Je voulais tout tenter, à tout prix, pour épargner à la France le malheur de redevenir un champ de bataille et pour obtenir qu'elle fût libérée autrement [que par la guerre sur le territoire national] ».

En 1944, Charles Maurras, qui a 76 ans, maintient sa méfiance pour la France libre, qu'il pense manipulée par Moscou. Il est arrêté à l'instigation du résistant et commissaire de la République Yves Farge. Il faut deux mois pour que Maurras prenne connaissance de son inculpation pour « intelligence avec l'ennemi » et son procès commencera le .
Pendant celui-ci, au cours duquel sera mise en avant sa critique de la résistance gaulliste et communiste, qu'il accompagnait d'appels au meurtre des résistants, Charles Maurras met en avant son antigermanisme.
Concernant l'antisémitisme, il affirme qu'il ignorait qu'en , « désigner un Juif à l'attention publique, c'était le désigner lui ou sa famille aux représailles de l'occupant, à la spoliation et aux camps de concentration, peut-être à la torture ou à la mort ».
Le , la cour de justice de Lyon déclare Charles Maurras coupable de haute trahison et d'intelligence avec l'ennemi et le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale. Élu majoral du Félibrige en 1941, il en est exclu en 1945. Maurras commenta sa condamnation par une exclamation célèbre : « C'est la revanche de Dreyfus ! ».
Il fait sept mois de prison à Riom. Ses dernières années, passées en grande partie à la prison de Clairvaux, furent aussi l'occasion d'une introspection sur la question de la Résistance ou du traitement infligé aux Juifs pendant la guerre. Tout en continuant d'affirmer la nécessité d'un antisémitisme d'État car les Juifs posséderaient une nationalité propre différente de la française.
En 1949, Maurras et Pujo écrivent au garde des sceaux pour demander la révision de leur procès. Le , bénéficiant d'une grâce médicale accordée par le président de la République Vincent Auriol, Charles Maurras est transféré à la clinique Saint-Grégoire de Saint-Symphorien-lès-Tours.

Des témoignages attestent que les derniers mois de Maurras ont été marqués par un certain retour à la foi. Le , il fait demander l'extrême onction et récite le confiteor. Le , il demande son chapelet. Selon ses proches, ses dernières paroles sont un alexandrin : « Pour la première fois, j'entends quelqu'un venir ». Il meurt le matin du .
Il est inhumé au cimetière de Roquevaire (Bouches-du-Rhône).
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