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Joseph de Maistre
Le comte de Maistre, Grand'croix de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare.
Naissance

Chambéry (royaume de Sardaigne)
Décès
(à 67 ans)
Turin (royaume de Sardaigne)
Nationalité
Royaume de Sardaigne
Formation
Université de TurinVoir et modifier les données sur Wikidata
École/tradition
contre-révolutionnaire, réaction, traditionalisme, royalisme, ultramontanisme
Principaux intérêts
Politique, philosophie, religion, mysticisme
Idées remarquables
providentialisme, théorie du sacrifice
?uvres principales
Considérations sur la France
Essai sur le principe générateur des constitutions politiques
Du Pape
Examen de la philosophie de Bacon
Les Soirées de Saint-Pétersbourg
Influencé par
Bible, Platon, Aristote, Plutarque, Origène, Pères de l'Église, Thomas d'Aquin, Machiavel, Malebranche, Bossuet, Fénelon, Giambattista Vico, Montesquieu, Hume, Rousseau, Saint-Martin, Burke
A influencé
Blanc de Saint-Bonnet, Louis de Bonald, Karl Ludwig von Haller, Donoso Cortés, Comte, Rosmini, Barbey d'Aurevilly, Bloy, Maurras, Bernanos, Charles Baudelaire, Boutang, Schmitt, René Girard, René Guénon et toute la tradition contre-révolutionnaire et catholique traditionaliste
Famille
Famille de MaistreVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
François-Xavier MaistreVoir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Christine de Maistre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Marie-Christine de Maistre (d)
Nicolas de Maistre (d)
André-Marie de Maistre
Anne-Marie de Maistre (d)
Marie-Marthe de Maistre (d)
Jeanne-Baptiste Françoise de Maistre (d)
Xavier de Maistre
Marie-Thérèse de Moussy (d)
Victor de Maistre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Françoise-Marguerite de Maistre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Adèle de Maistre (d)
Rodolphe de Maistre
Anne Constance de Maistre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Le comte Joseph de Maistre [ ?oz?f d? m?st?] (Chambéry, - Turin, ) est un homme politique, philosophe, magistrat et écrivain savoisien, sujet du royaume de Sardaigne.

Il est l'un des pères de la philosophie contre-révolutionnaire et un des critiques les plus importants des idées des Lumières. Il considère que la Révolution française représente un crime contre l'ordre naturel. Il défend le retour à une monarchie absolue. Il a influencé la pensée conservatrice et réactionnaire de manière très importante depuis le XVIII siècle.

Joseph de Maistre était membre du souverain Sénat de Savoie, avant d'émigrer en 1792 quand les forces armées françaises occupent la Savoie. Il passe ensuite quelques années en Russie, avant de retourner à Turin.
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Biographie

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Naissance

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Statue des frères de Maistre à Chambéry

Joseph de Maistre est né le à Chambéry (duché de Savoie), à l'hôtel de Salins, place de Lans, et aussitôt baptisé dans l'église Saint-Léger. Il est issu d'une famille originaire du comté de Nice; son grand-père André était drapier à Nice et son père François-Xavier Maistre, magistrat à Nice puis, en 1740, au Sénat de Savoie à Chambéry, cette dernière charge lui conférant un privilège de noblesse héréditaire, fut élevé à la dignité de comte par le roi de Sardaigne en 1778. Sa mère, Christine Demotz de La Salle (1727-1774) est issue d'une ancienne famille de magistrats savoyards. Il est l'aîné d'une famille de dix enfants et le parrain de son frère cadet, Xavier de Maistre, qui deviendra écrivain. Il étudie chez les Jésuites, dont il subira toute sa vie une profonde influence. En 1774, il entre dans la magistrature ; il est nommé sénateur en 1788, à l'âge de trente-cinq ans.

Avec son frère Xavier, il a participé au premier lancement d'une montgolfière en Savoie en 1784. Pendant 25 minutes, l'ingénieur Louis Brun et Xavier de Maistre survolent Chambéry avant d'atterrir dans le marais de Triviers.

Franc-maçonnerie

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Joseph de Maistre est en 1774 membre de la loge maçonnique Trois Mortiers en Chambéry. Il a les titres de grand orateur, de substitut des généraux et de maître symbolique. Il entend concilier son appartenance à la franc-maçonnerie avec une stricte orthodoxie catholique : entre autres, il refuse les thèses qui voyaient en la franc-maçonnerie et l'illuminisme les acteurs d'un complot ayant amené à la Révolution. Il écrit ainsi au baron Vignet des Étoles que « la franc-maçonnerie en général, qui date de plusieurs siècles [?] n'a certainement, dans son principe, rien de commun avec la révolution françoise ».

Avec quelques frères de Chambéry, il fonde en 1778, la loge réformée écossaise de « La Sincérité », qui dépend du directoire écossais dont l'âme est Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), disciple de Joachim Martinès de Pasqually. Il est reçu chevalier bienfaisant de la Cité Sainte sous le nom de eques Josephus a Floribus (ce surnom fait allusion aux fleurs de souci de ses armoiries). Son ?uvre reprend les enseignements de la maçonnerie : providentialisme, prophétisme, réversibilité des peines, etc. ; hautement investi dans la vie de cette société initiatique, à la veille du Convent de Wilhelmsbad (1782), il fait d'ailleurs parvenir à Jean-Baptiste Willermoz son célèbre Mémoire au duc de Brunswick. Il entretient par ailleurs une amitié avec Louis-Claude de Saint-Martin, pour lequel il avait une vive admiration, se faisant fort, disait-il, « de défendre en tous points l'orthodoxie », d'où son attrait pour le martinisme.

Lors de son séjour à Turin, en 1793, Joseph de Maistre adhère à la loge de La Stricte Observance (La Stretta Osservanza) qui relève du Rite écossais rectifié. Enfin, à Saint-Pétersbourg, il fréquente la loge de M. Stedingk, ambassadeur de Suède auprès du Tzar.

Au total, Joseph de Maistre a joué un rôle actif dans la franc-maçonnerie pendant environ 40 ans, et il est parvenu aux grades les plus élevés du Rite écossais rectifié et du martinisme. Il est répertorié sur la liste des francs-maçons célèbres dans le monde.

Joseph de Maistre a publié en 1782 le Mémoire au duc de Brunswick à l'occasion du Convent de Wilhelmsbad et en 1793 le Mémoire sur la Franc Maçonnerie adressé au baron Vignet des Étoles. Ces ouvrages sont régulièrement commentés ou étudiés comme des éléments historiques.

Révolution française

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Lorsque survient en 1789 la Révolution française, la Savoie, en tant que pays étranger, n'est pas directement impliquée dans les événements qui bouleversent la France. Les Savoyards suivent cependant ces événements de très près au contact des milliers de réfugiés français qui traversent le pays et y séjournent avant de s'exiler en Suisse ou au Piémont. Pour sa part, Joseph de Maistre admet lucidement les fondements de la Révolution. Il semble acquis aux idées nouvelles, qui d'ailleurs obtiennent au début les faveurs et l'assentiment du roi Louis XVI lui-même. Dans une intervention au souverain Sénat de Savoie, le sénateur de Maistre plaide pour que le peuple marche à grands pas vers l'égalité civile. Il déplore les excès populaires et les désordres qui bouleversent la vie du pays voisin. Et ce n'est que lorsque les institutions monarchiques et religieuses de France sont menacées que se forgent ses idées contre-révolutionnaires et antigallicanes, son jugement étant influencé par la lecture des Réflexions sur la Révolution de France d'Edmund Burke.

Certains biographes, dont Robert Triomphe, lui reprocheront ce qu'ils considèrent comme une volte-face. C'est sous-estimer la violence des événements de cette époque troublée que cet homme au caractère bien trempé, fidèle à la dynastie de Savoie, n'a pas l'intention de subir passivement.

Joseph de Maistre va entrer en résistance lorsque son pays est envahi dans la nuit du 21 au par les armées révolutionnaires françaises aux ordres du général Anne Pierre de Montesquiou-Fézensac. Le les députés savoyards désignés par le peuple sous le contrôle de l'occupant se constituent en Assemblée nationale des Allobroges, proclament la déchéance de la maison de Savoie, la suppression des sept provinces et l'unité indivisible de l'Allobrogie. Le , la Convention nationale décrète la réunion de la Savoie à la France dont elle formera le 84 département. Dès lors le peuple savoyard est intégralement soumis au régime révolutionnaire français. La constitution civile du clergé imposée à la Savoie, malgré l'engagement de la France de respecter le libre exercice du culte et l'indépendance des prêtres, entraîne l'exil et la déportation d'un grand nombre de prêtres savoyards insermentés, et parfois leur exécution. Le , Chambéry assiste à la liquidation, par les révolutionnaires français, du Souverain Sénat de Savoie : Joseph de Maistre fut le seul sénateur à manifester sa résistance au nouveau pouvoir en place. En , Annecy devient le centre des man?uvres de la contre-Révolution. Claude-François de Thiollaz est l'âme de la résistance. Joseph de Maistre en est le conseil et l'orateur.

Joseph de Maistre se réfugie à Turin en 1792 dès l'invasion des troupes françaises. Dans l'hiver, il s'installe avec sa femme et leurs deux enfants, Adèle et Rodolphe, dans la cité d'Aoste, où il retrouve son frère Xavier et ses s?urs, Marie-Christine et Jeanne-Baptiste. Mais la Loi des Allobroges fait obligation aux réfugiés de revenir en Savoie sous peine de confiscation de leurs biens. De retour à Chambéry, les époux de Maistre refusent de prêter serment et subiront en tant qu'émigrés la mise en vente de leur maison de la place Saint-Léger, de leurs terres et de leurs vignes comme biens nationaux. Entre-temps, le , madame de Maistre met au monde une petite fille qui sera baptisée à Chambéry sous le prénom de Constance et sera confiée provisoirement à sa grand-mère maternelle, Anne de Morand, pour échapper à la vie mouvementée de ses parents qui repartent en exil. C'était sans compter avec le régime de la Terreur, confirmé par la Loi des suspects : la grand-mère, accusée d'avoir une fille émigrée, est mise en prison à Chambéry le . Elle récupèrera sa petite-fille à sa libération et l'élèvera en Savoie comme sa propre fille.

La famille de Maistre se réfugie à Lausanne où elle réside pendant quatre ans. Joseph remplit diverses missions pour le compte de son souverain, en qualité de correspondant des bureaux du ministère des Affaires étrangères Sardes. Responsable d'un réseau de Renseignements en Suisse, il doit notamment aider au recrutement de ses compatriotes pour accroître l'effectif des résistants de l'intérieur. En 1794, il publie à Lausanne les Lettres d'un royaliste savoisien à ses compatriotes. En 1795, il publie un pamphlet intitulé : Lettre de Jean-Claude Têtu, maire de Montagnole, à ses concitoyens. Ce libelle contre-révolutionnaire est tiré à plusieurs milliers d'exemplaires et va être lu avidement en Savoie. Le Conseil général demande en vain à la République de Genève d'en saisir les nouvelles éditions. Joseph de Maistre séjourne à Lausanne jusqu'en 1797, année au cours de laquelle il rejoint le roi à Turin.

Les troupes françaises ayant envahi le Piémont en 1798, la famille de Maistre se réfugie à Venise, après un périple mouvementé. Les soldats français du poste de contrôle qui ont intercepté leur embarcation sur le Pô, ne sachant pas déchiffrer leurs papiers d'identité, libèrent les voyageurs qui se déclarent originaires du canton de Neuchâtel, sujets du roi de Prusse. Le roi Charles-Emmanuel IV, déchu du duché de Savoie, abdique son trône de Piémont et se retire dans son royaume de Sardaigne. En 1799, alors que Charles-Emmanuel IV est revenu sur le continent et qu'il est retenu prisonnier à Florence, Joseph de Maistre rejoint Cagliari où il occupe le poste de régent de la Chancellerie.

Le roi Victor-Emmanuel I, successeur de son frère retiré dans un couvent en 1802, nomme Joseph de Maistre ministre plénipotentiaire à Saint-Pétersbourg. Ce dernier, en séjour à Rome, obtient une audience du pape Pie VII au Vatican. Il représente diplomatiquement les intérêts du royaume de Sardaigne en Russie avec un certain succès. L'ambassadeur est très apprécié de la bonne société pétersbourgeoise, dont les princes Galitzine et l'amiral Tchitchagov. Il obtient en 1805 de la part de l'amiral le poste de directeur de la bibliothèque et du musée de la Marine à Saint-Pétersbourg en faveur de son frère Xavier. Il rencontre l'empereur Alexandre I à de multiples reprises et devient son conseiller attitré. Pendant les 14 années de son mandat en Russie, il déploie une intense activité intellectuelle par ses études, et par ses échanges épistolaires. Parmi ses correspondants royalistes français, on relève les noms des comtes de Blacas et d'Avaray, représentant Louis XVIII à Mitau, (Jelgava) et du vicomte de Bonald.

Le premier Traité de Paris (1814) consacre le démantèlement de la Savoie, entre la France (qui conserve Chambéry et Annecy), la Suisse et le Royaume de Sardaigne. Depuis Saint-Pétersbourg, où il résida jusqu'à 1816, Joseph de Maistre est déchiré : « Ma malheureuse patrie est dépecée et perdue. Je demeure au milieu du monde sans biens, et même, dans un certain sens, sans souverain. Étranger à la France, étranger à la Savoie, étranger au Piémont, j'ignore mon sort futur... »

Le deuxième traité de Paris, confirmé par le congrès de Vienne, consacre la restitution de la partie restée à la France de la Savoie au royaume de Sardaigne.

Séjour en France et retour en Sardaigne

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Pendant cette période, en Russie, Joseph de Maistre est convaincu de prosélytisme religieux, sous l'influence des Jésuites. Il serait, dit-on, à l'origine de la conversion au catholicisme de la comtesse Rostopchine et de sa fille, la future comtesse de Ségur. Les Jésuites sont expulsés de Saint-Pétersbourg et de Moscou en 1815 et quitteront définitivement la Russie en 1820. De son côté le représentant du roi de Sardaigne estime qu'il est soupçonné à tort et demande son rappel. Il rejoindra Turin en 1817.

Joseph de Maistre, sur la route du retour, va passer trois semaines à Paris au mois de . Il obtient une audience de Louis XVIII qui le reçoit froidement. Auteur personnel de la Charte de 1814 octroyée aux Français, qui intègre certains principes de la Révolution par opposition au théoricien de la Monarchie absolue auquel il est confronté, le roi de France a sur le c?ur les critiques formulées par l'auteur de l'Essai sur le principe générateur des Constitutions politiques : « Une des grandes erreurs d'un siècle qui les professa toutes, fut de croire qu'une constitution politique pouvait être écrite et créée a priori, tandis que la raison et l'expérience se réunissent pour établir qu'une constitution est une ?uvre divine, et que ce qu'il y a précisément de plus fondamental et de plus essentiellement constitutionnel dans les lois d'une nation ne saurait être écrit ».

L'écrivain savoyard, devenu illustre dans la France de la Restauration, est invité à s'exprimer devant l'Académie française. Les académiciens lui font une ovation et lui offrent un fauteuil. Dans le discours d'accueil, sa fille Constance de Maistre, qui l'accompagne, relève un beau compliment : « C'est ici, au milieu de nous, que vous devriez être, monsieur le comte, et nous vous considérons comme l'un des nôtres ».

Il est élu le à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, avec pour titre académique Effectif (titulaire).

À son retour, Joseph de Maistre est nommé président de la Chancellerie, avec rang de ministre d'État. Il meurt à Turin le . Il repose dans l'Église des Saints Martyrs.

Union et postérité

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Joseph de Maistre épouse le , Françoise-Marguerite de Morand (1759-1839), dite « Madame Prudence », fille de Jean-Pierre de Morand de Saint-Sulpice (1703-1759) et d'Anne-Marie Favier du Noyer (1732-1812), dont il eut :

  1. Adèle (1787-1862), mariée en 1843 avec Hippolyte Terray de Rozières ( - Paris ? - Chambéry), préfet de la Côte-d'Or (1815) puis de Loir-et-Cher (1816) et officier de la Légion d'honneur () ; sans postérité.
  2. Anne André Rodolphe de Maistre (en italien : Rodolfo Andrea) ( ? - Borgo), comte de Maistre, général d'armée, gouverneur de la ville et comté de Nice, chevalier de l'ordre de l'Annonciade (), marié, le , avec Charlotte Espérance dite Azélie de Plan de Sieyes de Veynes (1799 - 1881), dont il eut onze enfants, dont Charles de Maistre (1832-1897), personnalité du catholicisme social ;
  3. Xavière Anne Nicole, Constance (1793-1882), mariée le à Gênes avec Eugène-Alexandre de Montmorency-Laval, 4 duc de Laval (1773-1851) ; sans postérité.
  1. ? EXTRAIT DU REGISTRE DES ACTES DE BAPTÈMES DE St LEGER A CHAMBERY POUR L'ANNEE 1753 : Le est né, et le même jour a été baptisé, Joseph Marie, fils du seigneur François Xavier Maistre, avocat fiscal général et de dame Christine Demotz, mariés. Parrain : seigneur Joseph Demotz, sénateur au sénat de Savoie et juge-mage de la même province, ayeul de l'enfant. Marraine : dame Anne-Marie Demotz, épouse du sieur Nicolas Perrin, substitut, avocat fiscal général, tante de l'enfant. Signé: C. Alex, curé.
  2. ? Georges Doublet : Les origines niçoises de Joseph et Xavier de Maistre. Compte-rendu et commentaires par François Vermale. Mémoires de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie. Année 1929. Volume 66, pages 281 et suivantes. (La famille de Maistre savoyarde n'a aucun lien de parenté avec la famille languedocienne de Maistre originaire de Toulouse).
  3. ? Gustave Lanson, « Histoire de la Littérature Française », dans L'Époque Romantique, Hachette, 1951, p. 908.
  4. ? De la noblesse des sénateurs au Souverain Sénat de Savoie et des Maîtres Auditeurs à la Chambre des Comptes; Henri Arminjon. Gardet. Annecy. 1977. 198 p.
  5. ? Émile Dermenghem: Introduction à La franc-maconnerie - mémoire au duc de Brunswick, Paris 1925, p. 13
  6. ? Joseph de Maistre, Écrits maçonniques de Joseph de Maistre et de quelques-uns de ses amis francs-maçons : ?uvres, t. 2, Genève, Slatkine, , p. 133. Cité dans Stéphane François, « Les Relations entre francs-maçonneries et extrêmes droites », sur tempspresents.com, (consulté le ).
  7. ? J.-M. Vivenza, Joseph de Maistre et le Rite Ecossais Rectifié, Dossier H, l'Âge d'Homme, 2005.
  8. ? Richard Raczynski, Un dictionnaire du Martinisme, Paris, Dualpha éd., 2009, p. 387-389.
  9. ? Daniel Ligou, Dictionnaire de la franc-maçonnerie, Paris, Presses universitaires de France, , 5 éd. (1 éd. 1986), 1 376 p. (ISBN 2-13-055094-0), p. 746.Voir et modifier les données sur Wikidata .
  10. ? Daniel Ligou. Romantisme. Année 1985 ; Volume 15 ; N 48 ; p. 112-113. Publication des Mémoires de Joseph de Maistre commentés par Jean Rebotton. Genève. Slatkine. 1985. 145p.
  11. ? Victor de Saint-Genis, Histoire de Savoie, Chambéry, 1869, volume 3, page 116 (lire en ligne).
  12. ? Lettre du 21 janvier 1791 à Costa de Beauregard
  13. ? L'Armée des Alpes révolutionnaire au nombre de 15 000 hommes, envahit la Savoie par Les Marches et Apremont. Les troupes sardes se replient pratiquement sans combattre sur les crêtes des Alpes. On note cependant la tentative de résistance organisée par le colonel Charles-François de Buttet, futur beau-frère de Joseph de Maistre, en installant une batterie d'artillerie au Château des Marches (Trédicini de Saint-Séverin : Un Régiment Provincial en Savoie en 1792, Chambéry, Puthod, 1836-, (réédition Genève, Henri Tremblet, 1881)-, p. 21-146-168.
  14. ? Marie-Christine de Maistre (1755-1814), épouse du sénateur Pierre-Louis Vignet (1733-1806), et mère du sénateur Xavier de Vignet (1780-1844). Jeanne-Baptiste de Maistre, dite Jenny (1762-1834), épouse du colonel Charles-François de Buttet (1738-1797). D'après Henry Bordeaux, Les Amours de Xavier de Maistre à Aoste, Chambéry, éd. Dardel, 1931, p. 25 à 31
  15. ? Lettre du 14 décembre 1814 à M. l'amiral Tchitchagoff, à Londres.
  16. ? Restauration (histoire de France)
  17. ? Henri de Maistre, Joseph de Maistre, ed.Perrin, 1990, p. 289
  18. ? Lettre de souvenirs de Constance de Maistre, duchesse de Montmorency-Laval, à ses neveux.
  19. ? « Etat des Membres de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Savoie depuis sa fondation (1820) jusqu'à 1909 », sur le site de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie et « Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie », sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques - cths.fr.
  20. ? EXTRAIT DU REGISTRE DES ACTES DE DECÈS DE LA PAROISSE DE St CHARLES A TURIN POUR L'ANNEE 1821 : Monsieur le comte Joseph Marie de Maistre, chev. Grand Croix de l'Ordre des S.S.Maurice et Lazare, ministre d'État, régent de la Grande Chancellerie, âgé de 68 ans, fils du très illustre comte François Xavier de Maistre et de la comtesse, Christine de Motz, épouse de Maistre, est décédé en Maison Prioca, muni des Saints Sacrements le 23 février 1821, lui survivant son épouse, madame la comtesse de Maistre née Françoise Marguerite de Morand, et, le 28 son corps a été transporté et inhumé à Altezzano dans l'église paroissiale. (Par une faveur spéciale du Roi et en dérogation aux derniers décrets concernant les transferts de sépultures, les cendres de Joseph de Maistre furent transférées en 1833 en l'église des Saints Martyrs de Turin) ;
  21. ? EXTRAIT DU REGISTRE DES ACTES DE MARIAGES DE St-LEGER A CHAMBERY POUR L'ANNEE 1786 : L'an 1786 et le 17 septembre... ont reçu la bénédiction nuptiale ensuite de la commission expresse par nous donnée et en notre présence, (et celle) de Rd noble (André) Maistre, doyen de la Métropole, vicaire général et official de Tarentaise, messire Joseph Marie, comte Maistre, avocat général substitut au Sénat, fils de messire François Xavier comte Maistre, président au Sénat, et de feu dame Christine Demotz, d'une part, et demoiselle Françoise Marguerite, fille de feu noble Jean Pierre Morand, colonel d'infanterie, et de dame Anne Marie Favier du Noyer d'autre part. Étaient présents: noble Joseph Étienne Charrost de La Chavanne, colonel d'infanterie et noble Nicolas Perrin d'Avressieux, président honoraire au Sénat, témoins requis. Ainsi est. Signé: M.Perrin, vicaire.


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