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| Henri de Lubac | ||
| Biographie | ||
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| Naissance | Cambrai (France) |
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| Ordre religieux | Compagnie de Jésus | |
| Ordination sacerdotale | ||
| Décès | (à 95 ans) Paris 7 (France) |
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| Cardinal de l'Église catholique | ||
| Créé cardinal |
par le pape Jean-Paul II |
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| Titre cardinalice | Cardinal-diacre de Santa Maria in Domnica |
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| (en) Notice sur catholic-hierarchy.org | ||
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Henri Sonier de Lubac, né le à Cambrai et mort le à Paris 7, est un jésuite, théologien catholique, membre de l'Institut, et cardinal français.
Henri de Lubac est issu de la famille Sonier de Lubac, originaire du Vivarais.
Les spécialistes distinguent plusieurs périodes révélatrices de son itinéraire contrasté.
Élève au sein du lycée Saint-Marc, il entre dans la Compagnie de Jésus en 1913, à l'âge de 17 ans, et passe son noviciat sur l'île de Jersey, les congrégations étant bannies de France depuis 1904. Il combat pendant la Première Guerre mondiale, où il est gravement blessé à la tête en 1917. L'expérience des tranchées le hantera toute sa vie. S'il en gardera toute sa vie des séquelles, cette expérience de la guerre constituera malgré tout un moment important : celui de la camaraderie et du dialogue avec des non-croyants. À ce moment, le jeune Henri de Lubac prendra conscience des défis qui attendent la foi catholique et auxquels la plupart des ecclésiastiques de l'époque, formés entre eux, sont peu préparés.
En 1927, il est ordonné prêtre. Après son cursus d'études, il devient en 1929 professeur de théologie fondamentale à la faculté catholique de Lyon. En 1938, il publie son premier livre, Catholicisme, les aspects sociaux du dogme, qui a un retentissement mondial. Avec Jean Daniélou, il rejoint le père jésuite Victor Fontoynont en 1942, pour travailler à la collection de patrologie, Sources chrétiennes.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'engage à sa manière dans la Résistance spirituelle au nazisme en France. Il participe à la création des Cahiers du Témoignage chrétien et dénonce, dans ses cours comme dans ses écrits de l'époque, l'idéologie nazie. C'est à cette époque qu'il écrit Le Drame de l'humanisme athée.
Début 1945, H. de Lubac aurait rédigé à la demande de Jacques Maritain, nommé ambassadeur de France près le Saint-Siège par le général de Gaulle, un mémoire confidentiel intitulé La question des évêques sous l'Occupation. Celui-ci sera publié par la Revue des Deux Mondes en .
En 1946 paraît Surnaturel. Études historiques, qui fait scandale. Il est alors soupçonné de modernisme par le Saint Office. L'encyclique Humani generis de 1950 semblant le viser directement, il est interdit d'enseignement par le général des Jésuites, et, dans le cadre de la « purge de Fourvière », ses livres sont retirés des écoles et instituts de formation. Tout cela, sans qu'il puisse jamais se défendre officiellement. Il est contraint de quitter Lyon pour Paris, où il continuera d'écrire.
Consulteur au Saint-Office, le père Philippe de la Trinité critique également sa défense de la pensée de Teilhard de Chardin, évoquant directement son ouvrage La Pensée religieuse du père Teilhard de Chardin dans un commentaire au Monitum de 1962.
Ce n'est qu'en 1958 qu'il est autorisé à reprendre ses cours. Il s'intéresse à l'exégèse patristique et médiévale, en particulier la théorie des quatre sens. La même année, il est élu à l'Académie des sciences morales et politiques. En 1960, il est nommé par Jean XXIII consultant (peritus) de la commission préparatoire des théologiens au concile de Vatican II.
La véritable réhabilitation commence avec sa nomination en tant qu'expert du concile. Il devient alors un théologien écouté et respecté, même s'il peine à trouver sa place dans la vaste organisation conciliaire. Son influence sera surtout liée à ses publications des années précédentes : Catholicisme en premier lieu, mais surtout Méditation sur l'Église (1953). Un livre que le futur pape Paul VI distribuait à son clergé et qui influença nombre des Pères conciliaires.
Signe supplémentaire de reconnaissance : en 1983, sa création comme cardinal avec le titre de cardinal-diacre de Santa Maria in Domnica par Jean-Paul II. Le P. de Lubac ayant refusé le cardinalat que lui proposait Paul VI en 1969 au motif de la consécration épiscopale qui y était associée depuis 1962, Jean-Paul II lui permet de rester simple prêtre. Partagé entre la joie et l'inquiétude face à ce qu'il considère comme des « dérives post-conciliaires », il explique sa vision du concile principalement dans Paradoxe et Mystère de l'Église en 1967 et Entretien autour de Vatican II. Souvenirs et réflexions en 1985. Lui-même publia trois commentaires majeurs de constitutions conciliaires : Paradoxe et Mystère de l'Église (sur le document Lumen Gentium) ; Athéisme et sens de l'homme (sur le document Gaudium et Spes) et La Révélation divine (sur le document Dei Verbum).

Il meurt le , à l'âge de 95 ans, après quelques années passées à Paris dans la communauté des jésuites rue de Grenelle. Il était devenu le cardinal le plus âgé du Sacré Collège à la mort du cardinal letton Julijans Vaivods le . C'est l'Italien Ferdinando Giuseppe Antonelli qui lui succède comme cardinal le plus âgé.
Il fit dans sa vie de très nombreuses rencontres dont notamment avec l'abbé Pierre ou encore Jules Monchanin.
Sa cause en béatification a été ouverte le par l'archidiocèse de Lyon.
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