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| Maire de Saint-Georges-d'Espéranche | |
|---|---|
| à partir de |
| Naissance | Saint-Georges-d'Espéranche |
|---|---|
| Décès |
(à 56 ans) 6e arrondissement de Lyon |
| Nom de naissance |
Jacques Romain Camille Latreille |
| Nationalité |
française |
| Formation |
Université de Lyon |
| Activités |
Professeur d'université, historien, écrivain |
| Enfant |
André Latreille |
| A travaillé pour |
Université de Lyon |
|---|---|
| Membre de |
Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon (- Société historique, archéologique et littéraire de Lyon (d) Académie delphinale |
| Distinctions |
Prix Bordin () Prix Thérouanne () Prix Marcelin-Guérin () |
Camille Latreille, né le à Saint-Georges-d'Espéranche (Isère) et mort le à Lyon, est un universitaire et homme de lettres français. Ses travaux et ouvrages sur Chateaubriand, Lamartine, de Maistre, et sur la Petite Église de Lyon, l'ont fait connaître comme historien des idées et du sentiment religieux.
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Camille Latreille naît le à Saint-Georges-d'Espéranche (Isère), petit village du Bas-Dauphiné où ses parents tiennent une épicerie. Remarqué par l'abbé Caillat, curé de la paroisse, il est envoyé au collège Saint-Maurice de Vienne (Isère), puis au lycée de Lyon, où il obtient le premier prix de physique au concours général, devant son condisciple et ami Jean Perrin. Son proviseur lui fait obtenir une bourse pour préparer l'École normale supérieure au lycée Janson-de-Sailly, qui vient d'ouvrir. Il échoue au concours, et revient à Lyon, où il s'inscrit comme étudiant à la Faculté des Lettres -- ce qui permettra à Jean Perrin de lui adresser plus tard, lors de sa désignation au prix Nobel, cet aimable compliment : « Cette fois, et parce que tu as abandonné les sciences, tu m'as laissé la première place ». Après une licence ès-Lettres, il réussit le concours d'agrégation, est nommé professeur au lycée du Puy, puis au lycée de Lyon, et entreprend en parallèle une intense activité de chercheur. En 1899, il présente une thèse de doctorat intitulée François Ponsard et la fin du théâtre romantique. L'année suivante, il épouse Julie Burle, fille d'industriels de Vienne, avec qui il aura 6 enfants.
À partir de 1903, définitivement installé à Lyon, il publie de nombreux ouvrages, dont un Joseph de Maistre et la Papauté couronné par l'Académie française, et qui lui ouvre les portes de l'Académie de Lyon. En 1911, il est professeur de « rhétorique supérieure » au lycée dans la chaire inaugurée par Édouard Herriot. L'année suivante il est nommé à la Faculté des Lettres de Lyon, où il enseignera jusqu'à ce que son état de santé ne le lui permette plus. En 1925, il publie encore trois ouvrages sur la vie et l'?uvre de Lamartine. La même année, il est élu maire de Saint-Georges-d'Espéranche, sa commune de naissance, où il a gardé une maison. Il décède à Lyon le , à l'âge de 56 ans. Il est enterré à Saint-Georges-d'Espéranche.
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