source wikipédia
| Naissance | La Roquebrussanne |
|---|---|
| Décès |
(à 56 ans) Ancien 8e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Jauffret (d) |
| Nationalité |
française |
| Activité |
Maître des requêtes |
| Fratrie |
Gaspard-André Jauffret Jean-Baptiste Jauffret Louis-François Jauffret |
| Conjoint |
Adélaïde Marquais (d) |
| Enfants |
| A travaillé pour |
Conseil d'État (à partir du ) |
|---|---|
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur? () |
Joseph Jauffret, juriste et canoniste français, maître des requêtes au conseil d'Etat (France), né le à La Roquebrussanne (Var) et mort le à Paris. Trois de ses frères se sont également illustrés : Gaspard-André Jauffret, évêque de Metz, Louis-François Jauffret, homme de lettres, et Jean-Baptiste Jauffret, directeur de l'institution impériale des sourds-muets de Saint-Pétersbourg.
À la mort de son père, en 1791, Joseph Jauffret rejoint son frère aîné, Gaspard-André Jauffret (le futur évêque de Metz), à Paris. Il étudie le droit et devient docteur en droit canon.
En 1801, Jean-Étienne-Marie Portalis, sur les recommandations de Joseph Fesch, appelle Joseph Jauffret à ses côtés en tant que secrétaire particulier pour succéder à son neveu l'abbé d'Astros, qu'il a pris comme directeur de cabinet . C'est l'époque de la négociation du Concordat de 1801 entre la France et Rome, et Jauffret participe à tous les travaux . Ses Mémoires sont une aide utile pour comprendre ce moment si délicat des premières années du XIX siècle en France .
En 1805, il est nommé chef du secrétariat du ministre. En 1806, il partage les fonctions de secrétaire général du ministère avec Joseph Marie Portalis, le fils du ministre. Le secrétariat est l'instrument de coordination des services du ministère : il s'occupe de la police du culte catholique, des affaires contentieuses, du timbre et contreseing, des mesures générales pour l'exécution des lois et décrets ou encore de l'étude des projets présentés. En 1808, le secrétariat est divisé en deux bureaux. Jauffret est chargé du second, qui comprend dans ses attributions la police des cultes, les recours au conseil d'état, les honneurs et préséances dans les églises. Il conservera ces fonctions jusqu'en 1814.