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| Maire de Richebourg | |
|---|---|
| jusqu'en | |
| Sénateur de Seine-et-Oise | |
| - | |
| Président de la Société des gens de lettres | |
| - | |
Henri de Bornier Émile Zola | |
| Conseiller général de la Seine | |
| - | |
| Président de la Société des gens de lettres | |
Arthur de Boissieu Eugène Muller (d) |
| Naissance | Ancien 2e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 71 ans) 8 arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise |
| Nationalité |
française |
| Formation |
Faculté de droit de Paris |
| Activités |
Homme politique, biographe, journaliste, poète, avocat, écrivain, historien |
| Conjoint |
Mathilde Huber |
| Enfant |
Christian Marie Édouard Hamel (d) |
| Propriétaire de |
Château de Richebourg (d) |
|---|---|
| Conflit |
Guerre franco-allemande de 1870 |
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur? () |
Louis Ernest Hamel, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un avocat, écrivain, historien et homme politique français. Il est surtout connu comme biographe de Maximilien de Robespierre.
D'origine picarde et arrière-petit-neveu du grammairien Charles François Lhomond, il suit des études au lycée Henri-IV, entre 1835 et 1845, puis en faculté de droit, entre 1845 et 1848, avant de s'inscrire au barreau de Paris. Toutefois, passionné par les lettres et l'histoire, il abandonne le barreau pour les recherches et la littérature. Après Les Derniers chants, un recueil de poésies, en 1851, et divers travaux historiques (Étienne Marcel, Le Duc de Guise et Histoire de Marie Tudor), il se tourne vers l'histoire de la Révolution française et de l'époque contemporaine. Son ?uvre abondante, qui comprend une Histoire de Saint-Just, une Histoire de Robespierre, Thermidor, un Précis de l'histoire de la Révolution, La République sous le Directoire et le Consulat, Le Premier Empire, La Restauration et Le Second Empire, lui vaut d'être nommé vice-président, président puis président honoraire de la Société des gens de lettres.
Professant des idées républicaines et démocratiques et manifestant sa sympathie à l'égard des révolutionnaires, il se heurte à la censure du gouvernement de Napoléon III, qui fait saisir et mettre au pilon son Histoire de Saint-Just (1859) ? rééditée à Bruxelles en 1860 ? et menace de poursuites son Histoire de Robespierre (1865). Se lançant dans le journalisme, il écrit dans plusieurs journaux d'opposition: le Courrier du dimanche, le Siècle, L'Opinion nationale, la Presse libre, la Réforme ou la Revue contemporaine. Le , il fonde avec Louis Blanc l'Homme libre, journal dont il devient directeur politique en 1877 et qui disparaît au bout de quelques mois.
Par ailleurs, il se présente à plusieurs reprises aux élections, mais il est à chaque fois battu. Candidat dans la circonscription de Péronne, dans la Somme, en 1857, il s'incline le face au candidat officiel, le Dr. Conneau, médecin de Napoléon III, avec 2 306 voix sur 23 186 votants et 31 000 inscrits, contre 16 557 voix pour son adversaire. Le , il recueille 4 608 voix sur 25 079 votants et 31 112 inscrits, contre 20 355 voix pour le candidat bonapartiste, au terme d'une campagne qu'il a axé sur l'abolition de la loi de sûreté générale, l'instruction gratuite et obligatoire, les franchises municipales et la liberté de la presse et de réunion, mais il n'est pas élu.
Pendant la guerre franco-allemande (1870), il sert comme soldat dans un bataillon de francs-tireurs et dans la garde nationale parisienne.
Après la proclamation de la République, il se présente dans la Somme aux élections du sur la liste républicaine, mais n'obtient pas le nombre suffisant de voix (sur 123 345 votants et 167 374 inscrits) pour être élu, neuf des onze sièges du département étant remportés par la liste conservatrice. En revanche, il est élu au Conseil général de la Somme dans le canton de Moreuil, siège qu'il occupe jusqu'en 1876. De nouveau battu aux élections du 20 février 1876 dans la circonscription de Montdidier avec 7 370 voix (sur 16 383 votants et 19 339 inscrits) contre 8 737 au candidat de centre-gauche, Gustave-Louis Jametel, il quitte la Somme et se fait élire conseiller municipal dans le XII arrondissement de Paris de 1878 à 1887. Puis il devient maire de Richebourg, près de Houdan, dont il achète le château à la famille Dufresne en 1880. À sa mort, il passe à son fils, Édouard, également maire de la commune.
Candidat lors d'une élection sénatoriale partielle organisée en Seine-et-Oise le après le décès d'Hippolyte Maze, c'est Alphonse Chodron de Courcel qui l'emporte dès le premier tour de scrutin par 722 voix sur 1 325 votants. Après cet échec, il est élu le suivant en remplacement de Léon Journault, sénateur de Seine-et-Oise, avec 746 voix sur 1 347 suffrages exprimés.
Inscrit aux groupes de l'Union républicaine et de la Gauche républicaine puis au groupe républicain radical, il intervient au Sénat dans des domaines très divers et participe aux travaux de nombreuses commissions. En particulier, il préside la commission artistique et littéraire.
Il meurt à Paris le , à l'âge de 71 ans. Ses obsèques civiles ont lieu le au cimetière du Père-Lachaise (division 63).