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| Cardinal | |
|---|---|
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| Président Institut de France | |
| Archevêque catholique | |
| - | |
| Fauteuil 32 de l'Académie française | |
| - | |
Pierre de Nolhac Henri Massis | |
| Évêque du Mans | |
| - | |
Raymond de La Porte Paul Chevalier |
| Naissance | Percy (France) |
|---|---|
| Décès |
(à 86 ans) Le Mans (France) |
| Sépulture |
Cathédrale Saint-Julien du Mans |
| Nationalité |
française |
| Formation |
Université de Paris |
| Activités |
Diacre catholique (à partir du ), prêtre catholique (à partir du ), évêque catholique (à partir du ), historien de la littérature |
| Consécrateurs |
Louis-Ernest Dubois, Claude Bardel, Joseph Guérard |
|---|---|
| Membre de |
Académie française () Société d'histoire du diocèse de Nîmes Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen Académie du Maine Société nationale académique de Cherbourg |
| Distinctions | Liste détaillée Prix Montyon () Prix Vitet () Commandeur de la Légion d'honneur? () Commandeur de l'ordre de l'Étoile de Roumanie? Commandeur de l'ordre du Saint-Sépulcre Grand officier de l'ordre royal de Saint-Sava Commandeur de l'ordre de Léopold Ordre de Georges Ier Commandeur de l'ordre de Léopold II |
Georges François Xavier Marie Grente, né le à Percy (Manche, France) et mort le au Mans (Sarthe, France), est un cardinal français, évêque-archevêque du Mans, académicien, historien et essayiste. Il coordonna un imposant Dictionnaire des Lettres françaises en plusieurs volumes, préfacé notamment, par Abel Bonnard, qui, actualisé et réédité, fait encore aujourd'hui autorité.

Georges Grente étudie le droit, la théologie catholique et la philosophie à Paris. Il est ordonné prêtre le et travaille ensuite, pendant huit ans, comme professeur au petit séminaire de Mortain dans la Manche.
De 1903 à 1916, il dirige le collège diocésain de Saint-Lô ; en 1914 il est sur le point de devenir recteur de l'Université catholique de Lille, mais la guerre, et l'occupation de la ville par l'armée allemande, l'empêchent d'occuper ce poste. De 1916 à 1918 il est supérieur de l'Institut Saint-Paul à Cherbourg.
L'Académie française lui décerne le prix Montyon en 1905 et le prix Vitet en 1924.
Le pape Benoît XV le nomme évêque du Mans en . Il est consacré par le cardinal Louis-Ernest Dubois en avril. Le pape Pie XII le nomme en archevêque ad personam, et le crée cardinal lors du consistoire du . Le cardinal Grente participe au conclave de 1958 qui élit le nouveau pape Jean XXIII, et meurt le , au Mans, à 87 ans, après 41 ans à la tête de l'évêché du Mans. Georges Grente aura, par diverses initiatives, fait rayonner un diocèse manceau mal en point lorsqu'il en prit la direction, en 1918 : organisation de congrès diocésains; attention portée au recrutement et à la formation des prêtres; création de nouvelles paroisses; visites fréquentes dans les paroisses et les écoles catholiques; lettres pastorales; éclat donné aux cérémonies religieuses.... En sa qualité d'homme de lettres et de membre de l'Académie française, Georges Grente a reçu au Mans de nombreux écrivains - dont des candidats à l'Académie française - et a été sollicité, grâce à ses qualités d'orateur pour prononcer de nombreux discours. En , le gouvernement de Clemenceau, préoccupé de favoriser la reprise des ?uvres d'enseignement et de bienfaisance dans le Levant et les Balkans, y envoya une mission officielle, confiée au cardinal Dubois, et dont fit partie Grente.
Le cardinal Grente est enterré dans la cathédrale du Mans, où l'on peut voir son tombeau avec son gisant sculpté, surmonté à la voûte de son chapeau de cardinal, comme le veut la tradition. Il était notamment Grand-officier des Ordres de Georges I de Grèce et de Saint-Sava de Serbie, et Commandeur des Ordres du Saint-Sépulcre, de l'Étoile de Roumanie et de Léopold de Belgique.
Grand voyageur (Moyen-Orient, États-Unis, Europe centrale), auteur de nombreux ouvrages (hagiographies, récits de voyage, etc.), il avait été élu à l'Académie française le , le même jour que l'amiral Lacaze et Jacques de Lacretelle. L'accompagne sous la Coupole ce jour-là le Père André Sevin, couronné par l'Académie pour son essai "Raymond de Sèze, le défenseur du Roy." André Sevin, devenu prélat, remplacera Georges Grente à la tête de l'Académie du Maine à la demande de ce dernier.
Sous l'Occupation, il adopte une attitude prudente, appréciant sans doute que la gauche anticléricale soit remplacée par une droite traditionaliste, resserrant ses valeurs sur la famille, le travail et la patrie. Mais en même temps, patriote, le cardinal ne se commet pas avec les autorités occupantes. Au sein du diocèse du Mans, plusieurs prêtres, sans doute encouragés par leur évêque, seront des acteurs du sauvetage de juifs dans la Sarthe.