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| Naissance | 5e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 75 ans) 6e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
française |
| Formation |
École nationale des chartes (archiviste paléographe) |
| Activités |
Conservateur de bibliothèque, historien |
| Père |
Augustin Gazier |
| Fratrie |
Félix Gazier |
| Organisation |
Société d'Émulation du Doubs, Société d'émulation du Jura, Comité des travaux historiques et scientifiques, Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon et de Franche-Comté |
|---|---|
| A travaillé pour |
Bibliothèque municipale de Besançon Université Marie-et-Louis-Pasteur |
| Conflit |
Première Guerre mondiale |
| Distinctions | Liste détaillée Chevalier de la Légion d'honneur? () Officier de la Légion d'honneur? () Officier de l'instruction publique Croix de guerre 1914-1918 |
Georges Gazier, né à Paris dans le 5 arrondissement le et mort dans le 6 arrondissement de la même ville le , est un conservateur et historien français. Il est en poste à la la bibliothèque municipale de Besançon (1903-1937), puis à la bibliothèque universitaire (1927-1937).
Né le , il est le troisième des neuf enfants d'Augustin Gazier, professeur de littérature à la Sorbonne et de Louise Roguet.
Georges Gazier fit ses études secondaires à Louis-le-Grand ; puis il entra à l'Ecole des Chartes tout en passant sa licence ès-lettres en histoire. Il soutient sa thèse sur le « Procès de La Chalotais et l'affaire du Parlement de Bretagne » en 1899 et obtient le titre d'archiviste-paléographe.
Le il épouse une franc-comtoise Madeleine Marie Chenoz.
En 1903, il devient bibliothécaire-adjoint à Besançon avant de succéder quelques mois plus tard au conservateur Marcel Poète. Conservateur de la bibliothèque de 1903 à 1937, ses actions font entrer la bibliothèque dans l'ère contemporaine. En effet, il a notamment réglementé les prêts à domicile dans un souci d'ouvrir les collections que contient la bibliothèque à un plus grand nombre. C'est également l'époque de l'arrivée dans les locaux de la bibliothèque des fonds de l'Archevêché et du Grand Séminaire à la suite de la séparation de l'Église et de l'État en 1905. Enfin, la principale ?uvre qu'a réalisée Georges Gazier en tant que conservateur est le classement et le catalogage des archives communales antérieures à 1790. Ces inventaires ont été rédigés à la main et seule la série BB a été publiée. En 1927, il est nommé à la tête de la bibliothèque universitaire de Besançon en plus de la municipale.
Son poste de conservateur n'est pas sa seule activité. En effet, passionné par l'histoire de la Franche-Comté, il publie de nombreux ouvrages sur le sujet. Parallèlement, il est chargé pendant plusieurs décennies d'un cours complémentaire d'histoire régionale notamment d'histoire moderne à l'université, il dispense également des cours d'archéologie, de paléographie, d'histoire de l'art pour les étudiants. Il enseigne aux côtés de l'archiviste-paléographe Maurice Pigallet.
Enfin, il participe activement aux sociétés savantes de Besançon et de Franche-Comté (plus de 180 communications dont 110 publiées). Il est membre de 1903 à 1951 et secrétaire décennal en 1905 de la Société d'Emulation du Doubs, membre de celle du Jura de 1913 à 1951 et joue un rôle important à l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon ou encore des Bibliophiles comtois.
Durant la guerre de 1914-1918, Georges Gazier est mobilisé dans le 54 R.I. de Territoriales fondu dans le 60 R.I où il est blessé. Il est d'ailleurs cité à l'ordre du jour de l'armée le : « Au cours d'une attaque de nuit a conduit sa compagnie avec un sang- froid, une méthode et un courage remarquables. Blessé au début de l'action, a conservé son commandement pendant plus de deux heures et ne l'a abandonné qu'au moment de défaillir ». Il participe à la bataille de Verdun et est promu sur le front capitaine puis commandant du 223 R.I. Il est décoré de la Croix de guerre et est nommé chevalier de la Légion d'honneur.
En 1938, Georges Gazier est remplacé dans ses fonctions de bibliothécaire par Maurice Piquard. Pendant la guerre et l'Occupation, il continue à apporter son aide et ses conseils à la bibliothèque, car son successeur est retenu aux armées puis en zone libre jusqu'en 1942. Durant la même période, sa femme tombe gravement malade, ce qui le conduit à lui conserver la majorité de ses tickets de ravitaillement. Cela a néanmoins d'importants effets négatifs sur sa propre santé. Après la mort de sa femme en 1944, Gazier, très affaibli, retourne s'établir à Paris auprès de ses s?urs. Ces dernières prennent soin de lui jusqu'à sa mort en 1951. Il décède au 36, rue Madame.
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