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Libert Froidmont
Libert Froidmont
Biographie
Naissance
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Oupeye ou HarcourtVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
LouvainVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Professeur d'université, théologienVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Universités de LouvainVoir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
JansénismeVoir et modifier les données sur Wikidata

Libert Froidmont, né à Haccourt le et mort à Louvain le , est un théologien et scientifique liégeois de l'université de Louvain, dont le rôle est important dans l'évolution complexe des positions de l'église catholique romaine face à la révolution copernicienne, dans la période qui suivit le décret de 1616.

Vie et ?uvres

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Meteorologicorum libri sex, 1627

Froidmont fait ses études chez les jésuites, d'abord à Liège et après 1604 à Louvain. Sans doute par manque de moyens, il ne finit pas la théologie mais part enseigner la philosophie dans l'abbaye norbertine de Saint-Michel jusque 1609. De retour à Louvain, il enseigne la rhétorique, de 1609 à 1614, puis la philosophie jusqu'en 1628. Parallèlement il s'intéresse aux sciences exactes et publie des ouvrages divers: Coenae saturnalitiae, variatiae Somnio sive Peregrinatione coelesti (Louvain, 1616); Dissertatio de cometa anni 1618 (Anvers, 1619); Meteorologicum libri VI (Anvers, 1627). A une date inconnue, il entre dans la cléricature, obtint un canonicat à la cathédrale de Tournai, et tout en enseignant la philosophie au college Faucon, commence la théologie, notamment sous Henri Rampen, Jean Wiggers, Le Merchier, Van den Broeck (Paludanus) ainsi que Schinckels et Ab Angelis - et finalement sous Jansénius, lorsque celui-ci devient professeur à Louvain. Il obtient le doctorat en théologie en 1628. Ses liens avec Jansénius, qu'il connait depuis sa jeunesse, se resserrent; il habite chez lui et perfectionne en sa compagnie ses connaissances des langues anciennes et des disputes patrologiques, notamment les controverses d'Augustin contre les donatistes et pélagiens. Vers 1630, il retourne à ses recherches scientifiques, publie Labyrinthus sive de compositione continui (Anvers, 1631), des Commentarii in libros Quaestionum naturalium Senecae (Anvers, 1632); Anti-Aristarchus sive orbis terrae immobilis adversus Philippum Lansbergium (Anvers, 1634). Il succède à Jansénius à la Chaire d'Ecriture Sainte de Louvain. C'est à lui et à Henri Calenus que Jansénius, avant de mourir en 1638, confie le manuscrit de l'Augustinus.

Froidmont aurait pu suivre un chemin différent, si le devoir d'obéissance ne l'avait contraint à refuser Copernic: il a été séduit par l'héliocentrisme, mais est aussi le premier à avoir écrit pour le réfuter. Même équivoque dans ses relations avec Galilée: dans l'Anti-Aristarchus (Anvers, 1631), il ménage Galilée et celui-ci en conçoit de grands espoirs ; mais dans la Vesta (1634), il lui porte un coup fatal en publiant la lettre du nonce apostolique annonçant sa condamnation. Il n'y a pas eu de dialogue entre eux : Galilée avait achevé son livre bien avant l'Anti-Aristarchus, et la Vesta (malgré son fâcheux appendice) n'est pas une réponse que Froidmont lui adresse.

Froidmont, philosophe, mathématicien et théologien, polémiquait contre les Réformés, tandis que Galilée tentait de persuader les milieux romains.

  1. ? Ce livre donne l'occasion à Descartes, lorsqu'il publie son Discours, d'envoyer un exemplaire à Froidmont; une correspondance s'ensuivit mais l'idée de publier les lettres n'aboutit pas. cf. Bernès, A.-C. (éd.), Libert Froidmont et les résistances aux révolutions scientifiques. Actes du Colloque Château d'Oupeye, 26-7 septembre 1987, Haccourt, 1988
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