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Claude Fleury
Image illustrative de l'article Claude Fleury
Claude Fleury, portrait gravé
par Dominique Sornique.
Biographie
Naissance
Paris (royaume de France)
Ordre religieux Ordre cistercien
Ordination sacerdotale
Décès (à 82 ans)
lieu inconnu
Abbé de l'Église catholique
Bénédiction abbatiale
Abbé commendataire de Loc-Dieu
?
Autres fonctions
Fonction religieuse
historien de l'Église
prieur commendataire de N.-D. d'Argenteuil
confesseur de Louis XV
Fonction laïque
avocat
précepteur
membre de l'Académie française
M?urs des Israelites, traduction allemande de 1754, dans la collection du musée juif de Suisse.

Claude Fleury, né le à Paris, mort le , est un prêtre français, historien de l'Église et juriste. De 1672 à 1705, il mène une longue carrière d'éducateur : il est précepteur des fils du prince de Conti, puis du comte de Vermandois, puis sous-précepteur des petits-fils de Louis XIV. De 1716 à 1722, il est confesseur de Louis XV, et titulaire de la feuille des bénéfices.

Biographie

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Jeunesse et formation

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Il naît à Paris le , sur la paroisse Saint-Nicolas-des-Champs. Son père, Claude, originaire de Rouen, est avocat au Conseil privé. Sa mère est Marie Citolle. De 1650 à 1656, le garçon est élève des jésuites au collège de Clermont. Il étudie ensuite le droit civil et l'histoire. Il est reçu avocat au parlement de Paris avant ses 18 ans, en 1658.

Il exerce ce métier neuf ans durant. Il est alors un protégé de Bossuet. C'est peut-être sous l'influence de ce dernier qu'il entreprend des études de théologie. Il est ordonné prêtre le .

Éducateur

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De 1672 à 1680, il est précepteur des orphelins d'Armand, prince de Conti : Louis-Armand et François-Louis, qui sont élevés avec le dauphin. Louis XIV le nomme ensuite précepteur de son fils légitimé, le comte de Vermandois, âgé de 13 ans. Fleury conserve cette fonction jusqu'à la mort du jeune homme, à 16 ans, en 1683. L'année suivante, en témoignage de reconnaissance, Louis XIV lui octroie le bénéfice de l'abbaye de Loc-Dieu, dans l'évêché de Rodez. Il en prend possession le .

De 1689 à 1705, il est sous-précepteur des petits-fils de Louis XIV : les ducs de Bourgogne, d'Anjou et de Berry, dont Fénelon est le précepteur. Durant cette période, il travaille à son ?uvre capitale, son Histoire ecclésiastique, dont le premier volume paraît en 1691.

Académicien

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Le , il est élu membre de l'Académie française, au fauteuil n 36, où il remplace La Bruyère. En 1718, il sera l'un des quatre académiciens déclarant vouloir entendre les explications de l'abbé de Saint-Pierre avant de décider de son exclusion.

En 1706, Louis XIV lui octroie le riche prieuré d'Argenteuil. Fleury résigne alors son abbaye de Loc-Dieu.

Confesseur de Louis XV

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Le , dans son deuxième codicille, Louis XIV décide qu'à sa mort son propre confesseur, le père jésuite Le Tellier, deviendra le confesseur du nouveau roi. Louis XIV meurt le . Louis XV a cinq ans. Les conseillers du Régent souhaitent écarter les jésuites du pouvoir. Le confesseur ? traditionnellement, un jésuite ?, titulaire en ce temps-là de la feuille des bénéfices, est à un poste hautement stratégique. Le Régent écarte Le Tellier en prétextant que Louis XV n'a pas besoin d'un confesseur avant ses sept ans. Le , il ordonne à Le Tellier de quitter Paris. Celui-ci s'exécute le .

Le royaume est déchiré par l'affaire de la bulle Unigenitus et la controverse entre gallicans et partisans des jésuites. En 1716, la querelle est ravivée par l'incident du prêche de l'Avent au roi. Le Régent décide alors, pour apaiser les esprits, de nommer sans plus attendre un homme neutre comme confesseur du roi. Son choix se porte sur l'abbé Fleury, « gallican convaincu et quelque peu jansénisant », mais sans goût pour la controverse et n'appartenant à aucun des clans en présence : « Je vous ai choisi, dit le Régent, parce que vous n'êtes ni janséniste, ni moliniste, ni ultramontain. » Nommé le , Claude Fleury est présenté cinq jours plus tard à Louis XV. En tant que confesseur, il est titulaire de la feuille des bénéfices. Le , dimanche de Pâques, il confesse le roi pour la première fois.

Dépossédés d'un emploi qui leur donnait un très grand pouvoir, les jésuites attendent leur heure. L'occasion leur est fournie quelques années plus tard lorsque le Régent, par politique, prend momentanément leur parti contre le cardinal de Noailles. En , ils obtiennent que l'abbé Fleury soit destitué, et remplacé par le jésuite Bertrand Claude Taschereau de Linières.

Claude Fleury meurt d'apoplexie le , à 82 ans.

  1. ? Roman d'Amat 1976, col.35.
  2. ? Lécuy, p. 230.
  3. ? Chassang 1965, col.915.
  4. ? (en) Amy Tikkanen, « Claude Fleury », sur britannica.com, 2019 (consulté le 29 mai 2019).
  5. ? Chassang 1965, col.916.
  6. ? Chassang 1965, col.917.
  7. ? « Claude Fleury », sur academie-francaise.fr (consulté le ).
  8. ? Hélène Carrère d'Encausse, « L'abbé de Saint-Pierre, symbole de l'indépendance de l'Académie française », sur academie-francaise.fr, (consulté le ).
  9. ? Michel Antoine, Louis XV, Paris, Fayard, , p. 53.
  10. ? Alfred Hamy, « Notices biographiques sommaires des jésuites du collège d'Alençon », dans Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne, sur gallica.bnf.fr, t. XVIII, Alençon, 1899, p. 126 (consulté le ).
  11. ? « Feuille des bénéfices », sur conseilduroi.fr (consulté le ).
  12. ? Mormiche 2011, §38.
  13. ? Mormiche 2011, §39.
  14. ? Mormiche 2011, §40.
  15. ? Michel Antoine, Louis XV, Paris, Fayard, , p. 78.
  16. ? Lécuy, p. 231.
  17. ? Mormiche 2011, §65.
  18. ? D'autres historiens évoquent une démission en raison de son âge (Lécuy, p. 231, et Chassang 1965, col.917) ou de son état de santé (Michel Antoine, Louis XV, Paris, Fayard, , p. 101. ) .
  19. ? Roman d'Amat 1976, col.36.
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