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| Naissance | Ancien 8e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 63 ans) Avenue Henri-Martin (16e arrondissement de Paris) |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise |
| Nom de naissance |
Hartwig Charles Jacob Derenbourg |
| Nationalité |
française |
| Formation |
Lycée Charlemagne Université de Göttingen Lycée Condorcet Université de Leipzig |
| Activités |
Historien, philologue, orientaliste, arabisant, traducteur, professeur d'université |
| Père |
Joseph Derenbourg |
| A travaillé pour |
Bibliothèque nationale de France École nationale des langues orientales vivantes École pratique des hautes études |
|---|---|
| Membre de |
Académie des inscriptions et belles-lettres (- Alliance israélite universelle |
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur? () |
Hartwig Derenbourg, né le à Paris 8 et mort le à Paris 16, est un orientaliste français, spécialiste de l'arabe et de l'islam.
Fils de l'orientaliste franco-allemand Joseph Derenbourg, Hartwig Derenbourg, après ses études au lycée Charlemagne et au lycée Bonaparte de Paris, il étudie l'arabe et l'hébreu ainsi que d'autres langues sémitiques, d'abord sous la direction de son père, puis de Joseph Toussaint Reinaud et du grand-rabbin de France Salomon Ulmann. Licencié ès lettres en Sorbonne en 1863, il poursuit ensuite ses études à l'université de Göttingen auprès de Ferdinand Wüstenfeld (de), Heinrich Ewald et Ernst Bertheau (en) on 1864, et à l'université de Leipzig auprès de Christoph Krehl (de) et Heinrich Leberecht Fleischer.
En 1866, à l'obtention de son doctorat, il revient à Paris, où il travaille sur le catalogue des manuscrits arabes au département des manuscrits de la Bibliothèque impériale. En 1871, son beau-père, Hermann Joseph Baer, lui confie la direction de la branche parisienne de sa librairie de Francfort. En 1875, il est nommé professeur d'arabe et de langues sémitiques au Séminaire Israélite de France et professeur de grammaire arabe à l'École spéciale des langues orientales vivantes, où il occupe la chaire d'arabe littéraire en 1879.
En 1880, Jules Ferry le charge d'une mission d'étude sur les manuscrits arabes à la bibliothèque de l'Escurial. Il y découvre notamment l'autobiographie d'un émir syrien du XII siècle, Oussama Ibn Mounqidh, qui fait la chronique de la vie des musulmans au temps des croisades et dont il publie à la fois le texte et la traduction.
À son retour en France, Ernest Renan le fait nommer assistant à la commission des inscriptions sémitiques de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, où il se consacre à l'épigraphie himyarite et sabéenne. Entre 1881 et 1891, il fait paraître une édition de la grammaire arabe de Sîbawayh.
Professeur d'arabe littéral à l'École des langues orientales, il est nommé directeur adjoint à l'École pratique des hautes études, section des Sciences religieuses, où il est chargé l'année suivante de la conférence d'islamisme et religions de l'Arabie à la section des sciences religieuses. Il est élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres, en 1900.
Il était devenu commandeur de la Couronne d'Italie ; membre honoraire de l'Académie d'histoire de Madrid, de l'Institut égyptien du Caire, de la Société d'archéologie biblique de Londres ; membre du Conseil de la Société asiatique, du Conseil de perfectionnement de la Mission scientifique française au Maroc, du Comité central de l'Alliance israélite, du Conseil de la Société des études juives ; vice-président du Conseil d'administration de l'École de travail israélite ; membre du Foreign Board of Consulting Editors de la Jewish Encyclopedia ; co-directeur de la Grande Encyclopédie dont les trente et un volumes portent sa signature. Il était également membre du comité central de l'Alliance israélite universelle et secrétaire de rédaction de La Grande Encyclopédie, parue en 31 volumes sous la direction de Camille Dreyfus entre 1885 et 1902. Il a par ailleurs contribué à de nombreuses revues, parmi lesquelles la Revue d'études juives, le Journal asiatique et le Journal des savants.
Au soir de sa vie, l'un de ses étudiants les plus notables fut Louis Massignon, qu'il encouragea à prendre pour sujet de thèse le mystique soufi Abu Mansur al-Hallaj, laquelle est considérée comme son ?uvre majeure.
Ses obsèques ont eu lieu au cimetière israélite du Père-Lachaise.