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| Membre de l'École française de Rome | |
|---|---|
| - |
| Naissance | Nantes (Loire-Atlantique, France) |
|---|---|
| Décès |
(à 96 ans) Brest (Finistère, France) |
| Nom de naissance |
Jean Léon Marie Joseph André Delumeau |
| Nationalité |
française |
| Formation |
École normale supérieure (à partir de ) Faculté des lettres de Paris (doctorat) (jusqu'en ) Lycée Thiers Lycée Masséna de Nice |
| Activité |
Historien |
| Enfant |
Jean-Pierre Delumeau |
| A travaillé pour |
Collège de France (- École des hautes études en sciences sociales (- Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne (- École pratique des hautes études (- Université Rennes-II (- Centre national de la recherche scientifique (- Lycée Chateaubriand de Rennes (- École française de Rome (- Lycée Alain-Fournier (- École polytechnique |
|---|---|
| Membre de |
Académie des inscriptions et belles-lettres (- Academia Europaea () |
| Distinctions | Liste détaillée Médaille d'argent du CNRS () Grand prix Gobert () Prix Thiers () Grand prix catholique de littérature () Prix Monseigneur-Marcel ( et ) Prix Montyon () Grand prix d'histoire de la ville de Paris () Prix Écritures & Spiritualités (d) () Docteur honoris causa de l'université de Sherbrooke () Docteur honoris causa de l'université de Liège () Commandeur des Arts et des Lettres? () Docteur honoris causa de l'université de Deusto () Commandeur de la Légion d'honneur? () Commandeur de l'ordre national du Mérite () Prix de la biographie du Point () Docteur honoris causa de l'université de Porto Commandeur des Palmes académiques |
Jean Léon Marie Delumeau, né le à Nantes et mort le à Brest, est un historien français. Universitaire, il est spécialiste des mentalités religieuses en Occident et, plus particulièrement, du christianisme de la Renaissance et de l'Époque moderne. Fervent catholique, il est spécialiste des représentations de l'enfer et du paradis dans l'Occident chrétien, et forge la notion de « pastorale de la peur ».
Élève au lycée Masséna de Nice puis au lycée Thiers de Marseille, Jean Delumeau prépare le concours d'entrée de l'École normale supérieure, où il a comme professeur Roger Mehl (philosophie). Il est admis à l'ENS (promotion 1943), agrégé d'histoire (1947), membre de l'École française de Rome et docteur ès lettres, il a enseigné l'histoire à l'École polytechnique, à l'université de Rennes II et à l'université de Paris I.
Détaché au Centre national de la recherche scientifique de 1954 à 1955, directeur du Centre armoricain de recherches historiques de 1964 à 1970 et directeur d'études à l'École pratique des hautes études de 1963 à 1975 puis à l'École des hautes études en sciences sociales de 1975 à 1978, il est professeur puis professeur honoraire au Collège de France, où il occupa de 1975 à 1994 la chaire d'« Histoire des mentalités religieuses dans l'Occident moderne ».
Membre du comité éditorial de plusieurs revues académiques et professeur invité dans plusieurs universités d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Asie. En , il est l'un des premiers professeurs du Collège universitaire français de Moscou. Il est également membre honoraire de l'Institut universitaire de France et de l'Academia Europaea.
Le , Jean Delumeau est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, au fauteuil de Georges Dumézil.
Son épée d'académicien lui a été remise le par Philippe Wolff. Au cours de la cérémonie, des allocutions ont été prononcées par Nicole Lemaître, Alain Cabantous, Michel Mollat du Jourdin, Philippe Wolff et lui-même.
« De la peur, liée au péché, vous avez trouvé et, avec les générations antérieures, éprouvé comme nous tous la prégnance, entretenue par une éducation incitant au scrupule. Vous y voyez, non sans raison, une des racines de la déchristianisation contemporaine. Cependant, votre propre anxiété désamorçait déjà le découragement. Alors, répondant à une attente, l'un de vos derniers livres, Rassurer et protéger, présente tout grand l'abri tutélaire du manteau de la Vierge intercédante. »
? Mollat du Jourdin
« Je suis fier et heureux, cher Philippe Wolff, de recevoir de vos mains cette épée que mes enfants ont choisie du début du XIX siècle afin de l'accorder au costume dessiné par David. Dans la ligne de ce qui vient d'être dit, je veux délibérément placer mon intervention et mes remerciements sous le signe de l'amitié. (?). L'épée fine, élégante et chronologiquement bien datée que je porterai désormais grâce à vous sous la coupole additionne à mes yeux trois significations. D'abord, elle me rappellera jusqu'en bout de carrière la chaleureuse sympathie dont vous m'avez entouré ce soir ; elle symbolise ensuite un attachement à l'histoire que j'ai manifesté dès l'enfance ; elle exprime enfin une sobriété de style dont j'aimerais faire passer quelque chose dans mon écriture »
En 2002, il est en vain candidat à l'Académie française.
Jean Delumeau est membre d'honneur de l'Observatoire du patrimoine religieux (OPR), une association multiconfessionnelle qui ?uvre à la préservation et au rayonnement du patrimoine culturel français. Il est également membre du comité de parrainage de la Coordination pour l'éducation à la non-violence et à la paix.
Le , il fait partie des signataires d'une tribune de chercheurs et d'universitaires annonçant avoir voté Emmanuel Macron au premier tour de l'élection présidentielle française de 2017 et appelant à voter pour lui au second, en raison notamment de son projet pour l'enseignement supérieur et la recherche.
Le , Jean Delumeau décède à 96 ans à Brest dans la maison de retraite où il vivait depuis peu. Il est enterré au cimetière de Cesson-Sévigné, ville où il a vécu de longues années, auprès de sa défunte épouse.
Jean Delumeau est le père de l'historien Jean-Pierre Delumeau.
Il habite à Rennes avec sa famille, ville où il avait été nommé professeur de lycée en 1950. En 1979, il achète une maison à Cesson-Sévigné.
Catholique engagé, il soutient une régénération de l'Église, en phase avec son siècle.