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| Fauteuil 35 de l'Académie française | |
|---|---|
| - | |
Armand de Roquelaure André Marie Jean Jacques Dupin | |
| Directeur du Muséum national d'histoire naturelle | |
| - | |
René Desfontaines Louis Cordier | |
| Pair de France |
| Baron | |
|---|---|
| à partir du |
| Naissance | Montbéliard |
|---|---|
| Décès |
(à 62 ans) Ancien 12e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise |
| Nom de naissance |
Jean Léopold Nicolas Frédéric Cuvier |
| Nationalité |
française |
| Formation |
Université de Stuttgart |
| Activités |
Paléontologue, philosophe, botaniste, anthropologue, naturaliste, écrivain, collectionneur scientifique, ichtyologiste, professeur, homme politique, malacologiste, zoologiste, professeur d'université, ornithologue, anatomiste |
| Fratrie |
Frédéric Cuvier |
| Conjoint |
Anne-Marie Duvaucel (d) (à partir de ) |
| Enfant |
Clémentine Cuvier (d) |
| Parentèle |
Alfred Duvaucel (beau-fils) Sophie Duvaucel (belle-fille) |
| A travaillé pour |
Collège de France (- Muséum national d'histoire naturelle |
|---|---|
| Membre de |
Académie des sciences de Turin () Académie française () Académie des inscriptions et belles-lettres (- Académie des sciences de Russie Académie royale des sciences de Prusse Académie royale néerlandaise des arts et des sciences Académie nationale des sciences Académie bavaroise des sciences Royal Society Académie américaine des arts et des sciences Académie des sciences de Saint-Pétersbourg Académie des sciences d'utilité publique Société philomathique de Paris Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen Académie Léopoldine Académie des sciences Académie royale des sciences de Suède Académie des sciences de Göttingen |
| Maître |
Johann Simon von Kerner |
| Distinctions | Liste détaillée Chevalier de la Légion d'honneur? () Membre étranger de la Royal Society () Officier de la Légion d'honneur? () Commandeur de la Légion d'honneur? () Grand officier de la Légion d'honneur? () Membre de l'Académie américaine des arts et des sciences Savants de la tour Eiffel |
| Abréviation en botanique |
Cuvier |
| Abréviation en zoologie |
Cuvier |
Règne animal |
Jean Léopold Nicolas Frédéric Cuvier, dit Georges Cuvier, né le dans la principauté de Montbéliard et mort le à Paris, est un anatomiste français, promoteur de l'anatomie comparée et de la paléontologie au XIX siècle.
C'est un partisan scientifique notable du catastrophisme, théorie précurseure de l'évolution. Il est le descripteur de nombreux taxons fossiles, dont, parmi les plus connus, Palaeotherium, Pterodactylus, Megatherium et Mosasaurus (bien que ce dernier ne fût pas nommé par lui).
Né d'une modeste famille luthérienne de Montbéliard, il est le fils de Jean-Georges Cuvier (1715-1795), officier du régiment de Waldner, et de Clémentine Chatel (1736-1792) et le frère aîné de Frédéric Cuvier. Il épouse le Anne Marie Sophie Loquet de Trazay (1768-1849), veuve de l'ancien fermier général Louis Philippe Alexandre Duvaucel, marquis de Castelnau, guillotiné en 1794, dont elle eut quatre enfants. Du mariage de Georges Cuvier et de Anne Marie Sophie Loquet de Trazay sont nés quatre autres enfants : trois enfants sont morts en bas âge, dont Georges (1807-1813) et Anne (1808-1812), et la quatrième Clémentine (1809-1827), morte à l'âge de 18 ans.
À la naissance de Cuvier, le territoire de Montbéliard est rattaché au duché de Wurtemberg où l'école est obligatoire. C'est la lecture de Buffon lors de ses brillantes études qui oriente la vie de Georges Cuvier. Après avoir étudié au collège de Montbéliard, il s'inscrit en 1784 à l'Académie Caroline de Stuttgart en Allemagne qui forme les cadres pour le duché de Wurtemberg, et où il est l'élève du botaniste Johann Simon von Kerner. C'est là qu'il acquiert la connaissance de la langue et de la littérature allemandes, reçoit des cours de sciences qui le passionnent mais aussi d'économie, de droit administratif ou de gestion forestière, qui vont l'aider dans ses fonctions futures d'administrateur.

En 1788, il reprend le poste de précepteur d'un coreligionnaire auprès de la famille du comte d'Héricy, famille noble protestante de Caen en Normandie tenant salon. Sa fonction lui laissant du temps libre, il découvre les sciences naturelles en disséquant le chat ou le perroquet de la comtesse, les poissons et mollusques, en récoltant des fossiles et comparant des espèces vivantes. Il constitue à cette époque un important herbier. Il passe les années de la Révolution française dans le pays de Caux en Normandie à Fiquainville où la famille d'Héricy s'est installée.
Le , Cuvier est sollicité par l'administration révolutionnaire pour assurer la fonction de secrétaire greffier de la municipalité de Bec-aux-Cachois (rattachée à la commune de Valmont en 1825). Il est chargé de tenir le registre de la commune et de défendre les intérêts de ses habitants. De à , il est temporairement agent salpêtrier, chargé d'encadrer l'exploitation du salpêtre destiné à la fabrication de la poudre à canon. Il reprend sa charge de secrétaire greffier à la fin de l'année. Ces fonctions administratives ne lui laissent que peu de temps pour pratiquer l'histoire naturelle.
Il soumet ses notes au curé Tessier qui les communique à Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, professeur du nouveau Muséum national d'histoire naturelle à Paris, qui remarque les qualités du jeune homme.
Ses talents ayant été appréciés par Henri Alexandre Tessier, agronome, il est appelé à Paris en 1795 et se fait bientôt remarquer, soit par ses cours, soit par ses écrits (notamment ses Mémoires sur les espèces d'éléphants vivants et fossiles). Son savoir d'autodidacte et l'originalité de ses méthodes le font admettre au Jardin des plantes, au sein du tout jeune Muséum national d'histoire naturelle, créé en 1793 à partir de l'institution qui avait été le Jardin royal des plantes médicinales, jusqu'à la décapitation de Louis XVI. Au Muséum, Jean-Claude Mertrud puis Louis Jean-Marie Daubenton recherchent sa collaboration et l'introduisent à l'Académie des sciences.
En 1796, il est nommé professeur d'histoire naturelle à l'École centrale du Panthéon, actuel lycée Henri-IV. La même année il occupe le poste de suppléant de Mertrud à la chaire d'Anatomie des animaux au Muséum national d'histoire naturelle et, à cette occasion, il publie ses cours donnés à l'école centrale du Panthéon sous la forme du Tableau élémentaire de l'histoire naturelle des animaux (1797), ouvrage qui revoit l'ensemble de la classification des animaux et qui assure sa notoriété.
Aussi, en 1796, devient-il membre de l'Institut de France à l'Académie des sciences, où il devient secrétaire perpétuel pour les sciences physiques en 1803. La même année, en 1803, il se marie avec la veuve de l'ancien fermier général Duvaucel, guillotiné en l'an I. Aucun de leurs quatre enfants ne survit, et leur mort lui est très douloureuse.
En 1800, il est nommé à vie professeur au Collège de France (1800-1832).

À la mort de Mertrud, en 1802, Cuvier le remplace en tant que professeur titulaire à la chaire d'Anatomie des animaux. Cette dernière prend alors le nom de « chaire d'Anatomie comparée ». Cuvier en sera le professeur titulaire jusqu'à sa mort en 1832. En 1802, dès qu'il est en poste, Cuvier obtient un bâtiment situé dans l'actuelle enceinte du Jardin des plantes et qui donne sur l'actuelle rue Cuvier. Ainsi, en 1802, sûr de son autorité, nouvellement assise sur la chaire qu'il vient d'occuper, Cuvier y installe son « cabinet d'Anatomie comparée ». En 1806 il décide d'ouvrir aux visites du public ce cabinet, qui devient la première galerie d'Anatomie comparée du Muséum. Constitué de deux ailes principales parallèles à la rue de Seine (actuelle rue Cuvier) et séparées par une cour intérieure, le bâtiment finit par être connu comme « les galeries de Cuvier ».
Cuvier devient membre étranger de la Royal Society le . Il devient aussi inspecteur des études, co-conseiller et chancelier de l'Université (1808), et remplit plusieurs fois les fonctions de grand maître. Il profite de cette position pour favoriser l'enseignement de l'histoire et des sciences.
Il est nommé en 1814 conseiller d'État, puis président du comité de l'intérieur, il se signale dans cette nouvelle carrière par une haute capacité, mais il se montre trop complaisant envers le pouvoir et consent à se charger de soutenir à la tribune des mesures impopulaires. Il est critiqué car ambitieux, il se fait de nombreux adversaires parce qu'il n'hésite pas à remettre en cause les thèses de savants renommés (comme Buffon ou Étienne Geoffroy Saint-Hilaire), mais il n'hésite pas non plus à aider financièrement des collègues dans le besoin. Dans sa bibliothèque, il reçoit une fois par semaine, le samedi soir, des savants, des artistes et des écrivains comme Stendhal. Il ouvre également sa maison à des jeunes hommes méritants qu'il a distingués, tel Stéphane Ajasson de Grandsagne qui collabore activement avec lui à partir de 1827, notamment pour l'édition d'une nouvelle traduction de l'Histoire naturelle de Pline l'ancien.
Parmi les mesures impopulaires que Cuvier soutient sous la Seconde Restauration, il est, de par sa fonction de conseiller d'État, nommé rapporteur de la loi instituant les cours prévôtales.
À partir de 1822, il est grand-maître des facultés de théologie protestante de France (de Strasbourg et Montauban). À partir de 1828, il est nommé directeur des « cultes dissidents », c'est-à-dire protestants et juif dans le cadre du régime concordataire français. Il reçoit le titre héréditaire de baron par lettres patentes du roi Charles X du .
Il meurt à Paris le , à l'âge de soixante-deux ans. Contrairement à une idée reçue, il ne meurt pas de l'épidémie de choléra qui sévissait au moment de sa mort. L'autopsie, effectuée par des membres importants de la Faculté de médecine (Mathieu Orfila, André Duméril) et du Muséum (Achille Valenciennes), ne découvre pas la cause de sa mort. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 8).
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