source wikipédia
| Membre de l'École française de Rome | |
|---|---|
| - |
| Naissance | Orléans |
|---|---|
| Décès |
(à 68 ans) 13e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Pierre Paul Marie Georges Courcelle |
| Nationalité |
française |
| Formation |
École nationale des chartes École normale supérieure École pratique des hautes études |
| Activités |
Historien de la philosophie, paléographe, philologue classique, professeur, spécialiste de la patristique |
| Conjoint |
Jeanne Courcelle (d) |
| A travaillé pour |
Collège de France (- École française de Rome (- École pratique des hautes études Université de Paris |
|---|---|
| Membre de |
Académie des inscriptions et belles-lettres (- Société américaine de philosophie () Académie royale suédoise des belles-lettres, d'histoire et des antiquités |
| Distinctions | Liste détaillée Concours général () Officier de la Légion d'honneur? Commandeur des Palmes académiques Docteur honoris causa de l'université de Salzbourg |
Pierre Courcelle, né le à Orléans (Loiret) et mort le à Paris, est un historien français de la philosophie antique et un spécialiste de patristique latine, et plus spécialement de saint Augustin.
Pierre Courcelle est né en 1912 à Orléans, fils du commerçant Paul Courcelle et de son épouse Madeleine Giroux et dernier d'une fratrie de trois garçons. Il fut élevé par sa mère, qui veilla de près à son instruction. Ses origines étaient orléanaises aussi bien du côté maternel que du côté paternel.
En 1937, il épousa Jeanne Ladmirant (1909-1999), docteur en histoire et en archéologie de l'université de Liège, qu'il avait connue alors qu'il était à l'École française de Rome et elle à l'Académie de Belgique à Rome. Elle fut sa collaboratrice de tous les instants, et plus directement dans la préparation et la rédaction de plusieurs ouvrages où les recherches iconographiques tiennent une grande place. Ils ont eu huit enfants : Jérôme, Jean-Pierre, Marie, Étienne, Vincent, Anne, Benoît et Pascal.
Pierre Courcelle fait ses études primaires et secondaires au lycée d'Orléans. En 1927, il est lauréat du Concours général en thème latin. Il prépare au lycée Louis-le-Grand le concours de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, où il entre en 1930 à 18 ans. La même année, il réussit le concours de l'École des chartes où il est premier. Fait exceptionnel, il va suivre les deux cursus en parallèle et obtenir une double formation de philologue et d'historien de la littérature d'une part, d'archiviste et d'historien de l'autre. En 1934, il est à la fois agrégé des lettres et archiviste-paléographe et devient membre de l'École française de Rome, où il reste jusqu'en 1936.
Après son année de service militaire, il devient directeur adjoint de l'Institut français de Naples (1937-1939). Mobilisé en 1939 comme lieutenant d'infanterie, il reçoit deux citations et la croix de guerre. En 1940-1941, il est professeur au lycée d'Orléans. Mais dès 1941, il est nommé maître de conférences à la faculté des lettres de Bordeaux. En 1943, il soutient sa thèse de doctorat d'État sur Les Lettres grecques en Occident de Macrobe à Cassiodore. L'année suivante, à 32 ans, il devient à la fois professeur à la Sorbonne, où il succède à Pierre de Labriolle, et directeur d'études à l'École pratique des hautes études (IV section).
En 1952, âgé d'à peine 40 ans, il franchit la dernière marche dans la carrière universitaire en succédant à Alfred Ernout comme professeur au Collège de France. Il occupe la chaire de littérature latine, tout en restant directeur d'études cumulant à l'École des hautes études. Il exerce ces deux fonctions jusqu'à sa mort en 1980. De 1978 à sa mort, il est aussi directeur de la Fondation Thiers.
« L'éclat du savant ne doit pas effacer l'attrait profond de la personne. Cependant il restera dans la mémoire des hommes le plus illustre des savants du XX siècle. »