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Thomas Carlyle
Thomas Carlyle.
Fonction
Recteur de l'université d'Édimbourg
-
William Ewart Gladstone
James Moncreiff
Biographie
Naissance

Ecclefechan, Écosse, Royaume-Uni
Décès
(à 85 ans)
Londres, Angleterre, Royaume-Uni
Sépulture
Johnstone United Presbyterian Church, Hoddom Road, Ecclefechan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
britanniqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Hoddom School, Academy Street, Ecclefechan (d) (jusqu'en )
Université d'Édimbourg (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Écrivain
Mère
Margaret Aitken Carlyle (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Alexander Carlyle (d)
John Carlyle (d)
Jane Carlyle (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Jane Welsh Carlyle (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Université d'Édimbourg (-)
Kirkcaldy High School (en) (-)
Annan Academy (en) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Académie américaine des arts et des sciencesVoir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique
Satire, essai, pamphlet, roman
Distinctions
Liste détaillée
Membre de la Royal Society of Edinburgh ()
Membre de l'Académie américaine des arts et des sciences ()
Ordre Pour le Mérite
Ordre Pour le Mérite pour les sciences et arts (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
?uvres principales
Sartor Resartus (d), Les héros, le culte des héros et l'héroique dans l'histoire (d), Histoire de la Révolution française, Chartism (d), Oliver Cromwell's Letters and Speeches: With Elucidations (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Thomas Carlyle
Signature.
Plaque commémorative.

Thomas Carlyle, né le à Ecclefechan (Eaglais Fheichein en gaélique écossais), dans le comté de Dumfries et Galloway, et mort le à Chelsea à Londres, est un écrivain, satiriste et historien écossais, dont le travail eut une très forte influence durant l'époque victorienne.

Biographie

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Originaire d'une famille calviniste stricte, Carlyle abandonne ses études de médecine pour devenir, à la demande de son père et de son grand-père, pasteur. C'est lors de ses années à l'Université d'Édimbourg qu'il perd la foi. Il conserve cependant tout au long de sa vie les valeurs que lui ont inculquées ses parents. Cette synthèse d'un tempérament religieux et d'une foi chrétienne perdue contribue à rendre le travail de Carlyle ? comme en France celui de Renan ? intéressant aux yeux de nombre de ses contemporains, qui à l'époque sont aux prises avec des changements scientifiques et politiques menaçant l'ordre social établi.

En 1837, il publia l'Histoire de la Révolution française, une ?uvre littéraire et historique de grande qualité qui eut une influence profonde et durable sur la culture anglaise. Son ouvrage innovait en faisant du peuple de Paris et non plus des élites révolutionnaires le seul et véritable acteur de la Révolution française ; bien que différente de celle de Burke par sa condamnation de la société d'Ancien régime, sa critique de la Révolution française vise à susciter chez son lecteur un profond dégoût à l'égard de cet événement historique ; la mise en avant des images de la foule sanguinaire, la description des scènes d'horreur provoquées par la populace visent à alerter sur les dangers d'un nouveau sans-culottisme.

Il a écrit : « La véritable Université, de nos jours, c'est une collection de livres » (dans Héros et culte des héros).

Carlyle est connu également pour un pamphlet raciste, « An Occasional Discourse on the Negro Question » (« -- on the Nigger Question » dans une seconde édition) dans lequel il défendait l'esclavage et la domination de l'homme noir par l'homme blanc ; écrit qui l'a largement discrédité, y compris parmi ses proches. C'est dans ce pamphlet qu'il appelle l'économie « la science lugubre » (« the dismal science »), en ce qu'elle représente les êtres humains comme indépendants et pas tenus aux hiérarchies sociales (et raciales) traditionnelles.

Arrangement in Grey and Black, No. 2: Portrait of Thomas Carlyle,
Whistler, 1872-1873,
Glasgow, Kelvingrove Museum.

Carlyle a vu dans l'atelier du peintre impressionniste d'origine américaine James McNeill Whistler, qui vivait près de chez lui, le portrait de la mère de l'artiste, aujourd'hui au Musée d'Orsay à Paris. Il lui a demandé alors de peindre son portrait. Il y est représenté de profil sur un fond uni. Whistler a choisi de donner au tableau un titre abstrait. Son point de vue est clair : grâce à son art, le peintre peut transformer même la personnalité la plus éminente en une étude de forme et de texture. Le portrait est remarquable par sa représentation sympathique de l'homme âgé ? Carlyle avait 78 ans. Dans son journal, au cours de ses séances chez Whistler, Carlyle notait : « De plus en plus mornes, stériles, vils et laids me semblent tous les aspects de ce pauvre monde de charlatan en déclin ». Le tableau de Whistler a été acheté directement à l'artiste par la ville de Glasgow en 1891.

  1. ? (en) Thomas Carlyle, Autobiography of the Rev. Dr. Alexander Carlyle, Minister of Inveresk, Willam Blackwood & Sons, , « 1. Professors and Companions », p. 51-52
  2. ? Sous la direction de Jean-Clément Martin, Dictionnaire de la Contre-Révolution, Joël Félix, « Carlyle, Thomas », éd. Perrin, 2011, p. 141.
  3. ? Source : L'économie pour les nuls de Michel Musolino.
  4. ? Arrangement in grey and black, Art UK
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