source wikipédia

| Fauteuil 36 de l'Académie française | |
|---|---|
| - | |
Louis Duchesne André Bellessort |
| Naissance | Aix-en-Provence |
|---|---|
| Décès |
(à 68 ans) Arthez-d'Asson |
| Sépulture |
Cimetière Saint-Pierre d'Aix-en-Provence |
| Nationalité |
française |
| Activités |
Critique littéraire, écrivain, religieux, historien, historien de l'Église, historien de la littérature, théologien catholique |
| Fratrie |
André Bremond (d) |
| Ordre religieux |
Compagnie de Jésus |
|---|---|
| Membre de |
Académie française () Académie de Béarn (d) |
| Distinctions | Liste détaillée Prix Juteau-Duvigneaux (, et ) Prix Broquette-Gonin de philosophie () Officier de la Légion d'honneur? () |
Histoire littéraire du sentiment religieux en France depuis la fin des guerres de religion jusqu'à nos jours (d) |
Henri Bremond, né le à Aix-en-Provence (France) et mort le à Arthez-d'Asson (France), est un prêtre catholique, historien et critique littéraire français, membre de l'Académie française. Il fut jésuite de 1882 à 1904.
Fils d'un notaire qui eut cinq enfants ? quatre garçons Émile, Henri, Jean et André, et une fille, Marguerite ? Henri fait ses études au collège du Sacré-C?ur où Charles Maurras, de trois ans son cadet, est également élève. Avec celui-ci, il aura, quelques années plus tard, des rapports cordiaux qui se transformeront peu à peu en une antipathie violente et réciproque. Son professeur, le père jésuite Pralon, exerce à cette époque une grande influence sur lui.
Le , à 17 ans, il entre au noviciat de la Compagnie de Jésus ; deux de ses frères, Jean et André, le suivront sur cette voie. Il se rend à Sidmouth, dans le Devonshire (Angleterre), pour y faire son noviciat, les Jésuites ayant été expulsés de France en 1880. Il s'initie à la langue et à la littérature anglaise. Il est ordonné prêtre le , à Mold, au pays de Galles.
Bremond enseigne à Dole, Moulins, Saint-Étienne et Villefranche-sur-Saône au collège de Mongré. Là il a pour élève Pierre Teilhard de Chardin, qu'il qualifie de « petit génie pétillant d'intelligence ». À partir de 1894, il collabore régulièrement à la revue jésuite Études dont il est le directeur de 1900 à 1903. Il prononce ses derniers v?ux le .
Il se lie d'amitié avec Maurice Barrès, rencontré fortuitement en 1900 à Athènes sur des échafaudages montés pour des travaux de restauration du Parthénon. Le , il rencontre George Tyrrell, anglican irlandais converti au catholicisme et devenu jésuite. Une profonde amitié les lie.
Son tempérament non conformiste le pousse à quitter la Compagnie de Jésus le , ce qui lui permet de se consacrer pleinement à ses travaux littéraires. Edwin Bonnefoy, archevêque d'Aix-en-Provence, le reçoit dans son diocèse. Il se rend à Londres où il rencontre le baron von Hügel puis à Richemont où il retrouve son ami George Tyrrell. Il invite ce dernier à Vinon-sur-Verdon, dans le Var, dans sa propriété familiale de Boutre.
Ses contacts avec Maurice Blondel, le baron von Hügel et surtout George Tyrrell rendent l'abbé Bremond suspect aux yeux des autorités religieuses. Sa présence aux funérailles () de Tyrrell, excommunié pour ses opinions lors de la crise moderniste, ne font qu'aggraver la situation. Bremond, qui a assisté son ami dans les derniers moments, participe à ses obsèques et y prononce même une allocution. Cela lui vaut d'être suspendu par les autorités religieuses. Il n'est réintégré qu'après résipiscence. Il est également un ami de l'abbé Mugnier, autre prêtre en disgrâce.

En 1924, il reconnaît l'influence qu'aura eue Anatole France sur son anticléricalisme opiniâtre.
Mort le , Henri Bremond est enterré au cimetière Saint-Pierre d'Aix-en-Provence.
<ref> incorrecte?: aucun texte n'a été fourni pour les références nommées ":1"