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| Comte |
|---|
| Naissance | Saint-Saire |
|---|---|
| Décès |
(à 63 ans) Paris |
| Formation |
Collège de Juilly |
| Activités |
Historien, astrologue, philosophe |
| Enfant |
Suzanne Marie Henriette de Boulainvilliers (d) |
Henri, comte de Boulainvilliers, comte de Saint-Saire, né à Saint-Saire le et mort à Paris, paroisse Saint Eustache, le , est un historien et astrologue français.
Il est un des premiers historiens à considérer l'art de gouverner comme une science. Sa pensée a été connue, réputée, discutée mais aussi annexée par ses contemporains comme Montesquieu, Voltaire, qui en fait un père de la libre pensée, ou encore Foncemagne (qui le qualifie d'illustre écrivain tout en le réfutant). Gobineau reprend sa théorie selon laquelle la noblesse française serait issue des envahisseurs germaniques, par opposition au peuple gallo-romain, à l'inverse de Joseph de Maistre qui réfute cette thèse.
Son patronyme connaît plusieurs orthographes.
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Officier de carrière jusqu'à la mort de son père survenue en 1697, Boulainvilliers se lance alors dans l'écriture. Il voulut être un homme de pensée et de plume et fut de fait un écrivain prolifique, comme Saint-Simon, et des inédits existent encore.
Le champ de ses curiosités est très vaste et excède de beaucoup le seul domaine de l'Histoire ou des polémiques politiques et sociales : religion, réflexions sur l'Ancien Testament, sur l'histoire juive, projet d'une vie de Mahomet, « astrologie judiciaire » qui impliquait l'astronomie, philosophie, et d'abord celle de la connaissance, du pyrrhonisme au spinozisme.
Cet encyclopédisme ne veut pas dire que Boulainvilliers se soit désintéressé des affaires publiques. Il fut à deux reprises membre des cercles influents qui aspiraient au pouvoir : les précepteurs du duc de Bourgogne (Fénelon, Beauvilliers), entre 1700 et 1712, puis les amis du duc de Noailles au tout début de la Régence. C'est à la demande de ses amis qu'il entreprit d'écrire mais ses écrits ne furent publiés, et fort mal, qu'après sa mort dans les années 1730 : manuscrits et impressions sont si embrouillés qu'il est difficile d'en établir la chronologie. Ses ?uvres portent une contestation de la politique royale interdite en France et ne furent publiés qu'en Hollande.
Boulainvilliers a été un auteur prolifique, mais la paternité de certains des ouvrages qui lui sont attribués est parfois contestée :
« Tout ce qui est imprimé sous le nom du comte de Boulainvillier n'est pas sorti de sa plume, ses ouvrages qu'il communiquait volontiers à ses amis ont été copiés dans des tems différents et plusieurs avant qu'il les eut retouchés? La réputation qu'il s'estoit acquise a fait mettre sous son nom plusieurs traités qu'il n'a ni composez ni revûs. »
Il a réalisé la première traduction française de l'Éthique de Spinoza, le manuscrit resté inédit jusqu'en 1907 est conservé à la bibliothèque municipale de Lyon (cote ms. 5165).
Il fut malheureux en famille, eut un procès interminable contre son père, remarié avec une servante et reçut des secours du Régent pour éviter la chute de sa maison. Obligé d'abandonner la carrière des armes, déplorant les mésalliances de la noblesse, il maria néanmoins la seconde de ses filles à Gabriel Bernard, comte de Rieux, fils du banquier Samuel Bernard.
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