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| Recteur de l'académie de Poitiers | |
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| - | |
| Recteur de l'académie de Clermont-Ferrand | |
| - |
| Naissance | Saint-Dizier |
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| Décès |
(à 82 ans) Dijon |
| Nationalité |
française |
| Formation |
Lycée Condorcet École normale supérieure |
| Activités |
Spécialiste de la littérature, historien, pédagogue, professeur des universités, érudit littéraire, philologue |
| Membre de |
Académie des sciences morales et politiques () |
|---|---|
| Distinctions | Liste détaillée Prix Montyon () Prix Thérouanne () Prix Marcelin-Guérin () Officier de la Légion d'honneur? |
Charles Aubertin, né le à Saint-Dizier et mort le à Dijon, est un professeur des universités, recteur et spécialiste de littérature français.
Charles Nicolas Aubertin est né le à Saint-Dizier. Son père est militaire de carrière. Il est scolarisé au petit séminaire de Langres puis, après un passage au collège Bourbon à Paris, entre en 1845 à l'École normale supérieure. Il obtient l'agrégation ès lettres en 1848 et soutient sa thèse de doctorat ès lettres en 1857.
Après son agrégation, il est professeur au collège de Nîmes (1848-1850) puis, de 1850 à 1860 dans différents lycées à Besançon, Lille, Saint-Étienne, Angoulême et Douai. Il entre à la Faculté des lettres de Dijon en 1860, d'abord comme chargé de cours puis comme professeur (1862). Il est ensuite maître de conférences à l'École normale supérieure de 1868 à 1873.
Il est nommé recteur de l'académie de Clermont en 1873 puis de celle de Poitiers en 1874. Il entre à l'Académie des sciences morales et politiques comme membre correspondant en 1874.
À sa demande, il redevient professeur de littérature française à la faculté de Dijon en 1879 et y reste jusqu'à sa retraite en 1895.
La thèse de doctorat de Charles Aubertin est consacrée aux rapports supposés entre Sénèque et saint Paul. Il cherche à démontrer que les Lettres de Paul et de Sénèque sont apocryphes et rédigées en réalité au IV siècle.
Charles Aubertin publie en 1854 un manuel de composition littéraire du baccalauréat, réédité en 1878, dans lequel il justifie l'existence de la composition latine par des raisons utilitaires.
Charles Aubertin s'intéresse au Journal de Siméon-Prosper Hardy. Il en publie des extraits, jusqu'alors inédits, dans la Revue des Deux Mondes en 1871 et le présente deux ans après sur une vingtaine de pages dans son livre L'Esprit public au XVIII siècle.
En 1876-1878, il publie une Histoire de la langue et de la littérature françaises au Moyen Âge en deux volumes. Cet ouvrage est qualifié par Gaston Raynaud de « manuel utile » tandis que Gaston Paris, qui y consacre un long compte rendu, y voit une « habile et judicieuse compilation ».
Charles Aubertin meurt le à Dijon.
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