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Jean Astruc
Biographie
Naissance
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Sauve (Languedoc, royaume de France)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Joan AstrucVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
A ***, M ***Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Faculté de médecine de MontpellierVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Médecin écrivain, théologien, médecin, écrivain, professeur, exégèteVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Elisabeth Astruc de Ganges (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Collège de France (-)
Faculté de médecine de Montpellier (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Académie nationale de médecineVoir et modifier les données sur Wikidata

Jean Astruc, né à Sauve le et mort à Paris le , est un médecin théoricien français, auteur d'importants ouvrages, de réputation historique, sur la syphilis, les maladies vénériennes et la gynécologie-obstétrique. Il est aussi considéré comme l'un des pionniers de l'exégèse biblique moderne.

Biographie

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Jean Astruc est issu d'une famille, probablement d'origine juive, alliée à la noblesse du Bas-Languedoc. Son père, Pierre Astruc, a été l'élève à Genève du théologien hébraïsant François Turretini (1623-1687). Pasteur protestant à Aigremont, Pierre Astruc abjure lors de la révocation de l'édit de Nantes () pour exercer la profession d'avocat.

Bien qu'il fût baptisé au temple, Jean Astruc ne se reconnaîtra lui-même que catholique romain comme son frère Anne-Louis, professeur de droit à Toulouse.

Montpellier et Toulouse (1700-1725)

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Auprès de son père, Jean Astruc étonne par sa mémoire prodigieuse : il retient tout ce qu'il lit et assimile très rapidement plusieurs langues vivantes (anglais, italien) et anciennes dont le latin où il excelle et l'hébreu.

Il poursuit ses études à l'université de Montpellier où il est reçu maitre-ès-arts en philosophie en 1700, pour se consacrer entièrement à la médecine. En 1703, il est reçu docteur à l'âge de 19 ans.

En 1706, il est élu membre de la Société royale des sciences de Montpellier, il le restera jusqu'en 1728. À la faculté de médecine, de 1707 à 1709, il est professeur remplaçant de Pierre Chirac (1657-1732).

En 1710 ou 1712, il obtient par concours la chaire de médecine et d'anatomie de l'université de Toulouse. En 1716, son maître Pierre Chirac accède à la cour de France, et lui cède sa place vacante de professeur de médecine à Montpellier. Il est nommé surintendant des eaux minérales du Languedoc en 1721.

Paris (1726-1766)

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Jean Astruc, docteur médecin de la faculté de Paris, professeur royal etc. : son portrait d'après Louis Vigée, l'habit dessiné d'après nature par Touzé. (Bibliothèque de la Sorbonne, NuBIS)

Vers 1726, il devient médecin ordinaire du duc d'Orléans, Louis d'Orléans (1703-1752), et doit donc s'établir à Paris. En 1729, Auguste II de Pologne l (1670-1733) le nomme son premier médecin, mais les intrigues de cour lui déplaisent, il revient à Paris, d'autant plus que Louis XV le prend pour médecin consultant en 1730. Astruc devient titulaire de la chaire de médecine au Collège royal en 1731. Durant cette première période et jusqu'en 1743, il n'est qu'un docteur de Montpellier occupant de hautes fonctions à la cour.

En 1743, à la suite de démarches, il soutient avec succès une thèse d'agrégation pour être proclamé unanimement docteur-régent de la faculté de médecine de Paris. Ce qui étonna les contemporains, car il y avait une inimitié vieille de près de cinq siècles entre les deux universités. C'était la première fois qu'un professeur de Montpellier allait enseigner à Paris.

Tout au long de sa vie, et jusqu'à sa mort, Jean Astruc publie beaucoup. Il donne ses leçons au Collège royal et à la faculté de médecine. Au faîte de sa carrière, personnalité médicale importante de son temps, il occupe des positions d'autorité et d'expertise : censeur royal, commissaire de la faculté sur la question de l'inoculation... il donne son avis dans de nombreux domaines sur des questions médicales ou d'organisation de la médecine.

Cette réussite professionnelle est facilitée par ses relations à la cour et sa fréquentations des salons littéraires, dont celui de M de Tencin (1682-1749). Il est aussi dans le cercle des amis de Voltaire (1694-1778).

Il meurt en 1766 à l'âge de 82 ans, toujours actif dans la dernière année de sa vie, publiant ses travaux et participant aux assemblées, malgré ses infirmités.

Il était marié avec Jeanne Chaunel, d'une bonne famille du Languedoc, et il avait deux enfants, un fils et une fille. Son fils est devenu président de la cour des aides, et sa fille l'épouse d'Étienne de Silhouette (1709-1767), contrôleur général des finances sous Louis XV.

  1. ? Paul L. Jottras, « Jean Astruc, médecin humaniste », Histoire des sciences médicales, vol. 18, n 3,‎ , p. 271-277. (lire en ligne).
  2. ? Louis Dulieu 1973, p. 113-114..
  3. ? « Jean Astruc, dans le dictionnaire d'Eloy », sur biusante.parisdescartes.fr (consulté le ).
  4. ? Louis Dulieu 1973, p. 115-117..
  5. ? Louis Dulieu 1973, p. 120-121..
  6. ? Jacques Richard, « La bibliothèque de Jean Astruc, médecin des Lumières (1684-1766). », Histoire des sciences médicales, vol. 35, n 1,‎ , p. 99-108. (lire en ligne).


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